‹ Le vertige: comédie en un acte en versChapitre 10 sur 24 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MARIE, YVONNE, entrant par la porte de la terrasse à gauche,

remontant la scène.

MARIE

Ainsi vous l'avez vu?

YVONNE

De mes yeux.

MARIE

Sans méprise?

YVONNE

Croyez-moi, je Tai vu, fort bien vu, quoi qu'en dise Votre père.

MARIE, à part.

Bizarre !

YVONNE

Il me faut vous quitter.

Mon mari qui m'attend doit s'impatienter.

Adieu, mais hâtez- vous...

Elle fiait quelques pas pour se retirer* MARIE.

Je VOUS suis — une lettre A faire j sans tarder...

YVONNE, revenant sur ses pas — railleuse.

Pour le seigneur et maître !

8CÈNR CINQUIÈME 13

Pour votre cher mari, sans doute !

MARIE, avec embarras.

Justetnent.

YVONNE, effectueuae.

Vous êtes adoifible et j'agis mal vraiment

Quand je vous raille, vous! tranquille et noble femme

Qui simplement suif ez le penchant de votre âme

£t qui laissez l'amour sans rien approfondir,

Flatter votre cerveau d'enfant, et l'étourdir!

Restez folle, c'est bien. — Les fous seuls sont des sages.

Bonsoir; aimez f époux et croyez aux mirages.

Je n'aurai plus pour vous de sourire moqueur,

Parole !

Elle fait quelques pas pour sortir.

MARIE, l'aecompagoaDt.

A tout à l'heure !

YVONNE, sur le seuil.

Écoutez votre cœur !

Elle sort par la droite .

La nuit se fait complètement, la lune se lève à l'horizoD sur la mer.

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