SCÈNE IV
MARIE, YVONNE, entrant par la porte de la terrasse à gauche,
remontant la scène.
MARIE
Ainsi vous l'avez vu?
YVONNE
De mes yeux.
MARIE
Sans méprise?
YVONNE
Croyez-moi, je Tai vu, fort bien vu, quoi qu'en dise Votre père.
MARIE, à part.
Bizarre !
YVONNE
Il me faut vous quitter.
Mon mari qui m'attend doit s'impatienter.
Adieu, mais hâtez- vous...
Elle fiait quelques pas pour se retirer* MARIE.
Je VOUS suis — une lettre A faire j sans tarder...
YVONNE, revenant sur ses pas — railleuse.
Pour le seigneur et maître !
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Pour votre cher mari, sans doute !
MARIE, avec embarras.
Justetnent.
YVONNE, effectueuae.
Vous êtes adoifible et j'agis mal vraiment
Quand je vous raille, vous! tranquille et noble femme
Qui simplement suif ez le penchant de votre âme
£t qui laissez l'amour sans rien approfondir,
Flatter votre cerveau d'enfant, et l'étourdir!
Restez folle, c'est bien. — Les fous seuls sont des sages.
Bonsoir; aimez f époux et croyez aux mirages.
Je n'aurai plus pour vous de sourire moqueur,
Parole !
Elle fait quelques pas pour sortir.
MARIE, l'aecompagoaDt.
A tout à l'heure !
YVONNE, sur le seuil.
Écoutez votre cœur !
Elle sort par la droite .
La nuit se fait complètement, la lune se lève à l'horizoD sur la mer.