‹ Le vertige: comédie en un acte en versChapitre 9 sur 24 · SCÈNE TROISIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME

Moi qui, prudent, avais^ sans secousse, sans peine Mené ma fille à Nice, envoyé l'autre à Vienne Pour assurer Thonneur et le repos de tous !

Vain espoir I Folle enfant 1 pauvre enfant!

Use lève.

Je l'absous.

Elle est seule, elle est faible!. Ainsi qu'à ses pareilles L'amour fait résonner son chant à ses oreilles !

Une panse.

— On est jeune, on est belle, et délaissée ! On a De folles visions, et comme Opbélia,

Un jour, des fleurs en main, inclinant ses épaules. On regarde le flot qui passe sous les saules ! On se penche, on écoute un bruit mélodieux... Tout à coup effrayant, éblouissant ses yeux.

Le vertige saisit, tord l'enfant éperdue...

— Le flot s'ouvre, se ferme, et la femme est perdue ! —

Avec résolution.

Il faut que je la sauve! — Oui — comment!.

Par la terrasse, à droite, parait un domestique qui apporte une dépêche sur un plateau et une lampe qu'il pose sur la table.

MONTÀ.L, brusquement.

Que veut-on?

Prenant la dépèche qu'on lui présente.

Une dépêche !

Joyeux.

Ciel ! Léon revient, Léon !

Que m'importe l'amour d'Abel. — Elle est sauvée!

Prenant son chapeau pour s'en aller.

Avisons le ministre — il faut qu'à l'arrivée De Léon parmi nous, Fageac soit reparti !

Le domestique revient à droite et présente sur le seuil une carte de risite à Montai qui fait un pas pour sortir*

13 LE VERTIGB

<iu*est-ce encor?

Prenant la carte de visite. — Surpris.

De Fageac?

An domesti^e ; résolument après une hésitation.

Réponds qu'on est sorti.

Ils sortent, Moatal par la porte laté^-ale de droite, le domestique par la terrasse à droite aussi ; paraissedk Yvonne et Marie.

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