SCÈNE PREMIÈRE
Une pause. — Atoc résolatioo.
Mais je me guérirai ! Je le dois !
Avec abattemeat.
Sans appui, L'aimant toujours, comment ne pas penser à lui ?
H ONT AL) toujours assis. -^ Souriant.
Oh I quand Léon sera de retour de Messine, Quelle folle gaîté, quelle joie enfantine !...
MARIE jette un sourire triste à son père ; puis à part.
Abel, vous m'oubliez !
Allant à la console.
Il me manque des fleurs Pour ce vase. . .
MONTAI, l'observant. — A part, debout.
Ses yeux sont inondés de pleurs.
Allant à elle affectueusement.
Tu pleures, je t'y prends. — Et vous n'êtes pas triste, Sournoise?
MARIE, près de la console au fond.
Ce n*est rien. Que tiens-tu là ?
MONTAL.
La liste.
Des étrangers.
MARIE, avec un empressement déguisé.
Vois donc, mon père, si parmi Les nouveaux arrivants se trouve quelque ami.
MONTAL, assis à gauche près de la table, Usant à haute toîx -tandis que Marie arrange ses fleurs, an fond, à demi tournée yers lui.
9 Sont arrivés à Nice, ces derniers jours : Baron de Lucray, ■ Grandcbamps, vicomte de Lancy, RouviefT, de Borgane, (a Toii basse.) Comte Abel de Fageac! •
Se levant altéré. — A part.
Fageac! Je ne veux pas que ma fille le sache.
MARIE
Eb bien...
HONTAL, assis.
C'est taut.
HARIE, à part.
Hélas !
MONTAI, à part.
Il faut que je lui cacbe Son arrhée ici... S'il rient... par quel détour...
TvDUie paratt.
HARIE, à part.
Quand verrai-je son nom imprimé là...