SCÈNE II Les Mêmes, YVONNE
YVONNE, bmsquement.
Bonjour!
MARIE
— Yvonne! Quel bonbeur I . . .
Elle Ta au-devant d'elle. — Montai s'incline. MONTAI, souriant.
A Nice?
YVONNE, arec volubilité.
Une boutade M*a prise avant-bier : « Allons voir la malade. Me suis-je dit, elle est triste; son père est-il Encor près d'elle? allons !» — Et voilà.
MARIE, joyeuse.
C'est gentil!
Yvonne et Marie s'asseyent sur le canapé A droite.
SCÈNB DEUXIÈME Avec empresseitaeat.
Quoi de nouveau? parlez !
YVONNE
Laissez que j'examine Ce visage souffrant. — Très-bonne, cette mine ; La mer vous fait du bien et vous avez repris.
MARIE, enrieusement.
Et Paris que fait-il? s'amuse- t-on?
T VO N N E , pesant Mir le mot.
Paris I
Bnuqaement, en mnt.
Âh 1 que vous êtes bien comme toutes, ma chère ! Paris, la ville riche où Ton meurt de misère; Ou l'on brigue, agiote, où le scandale est fier ; Paris, ce grand Ghetto, cet antre, cet enfer. Cet absurde assemblage et d'horreurs et de fêtes. C'est lui seul que Ton aime et qui tourne les lêtesî L'étranger curieux y vient de toutes parts Dégrossir son esprit au contact de nos arts ; Aussitôt qu'on le quitte il faut qu'on y revienne, Et, qu'on soit à Florence, à Pétersbourg, à Vienne, Toujours on voit là-bas, de ses yeux attendris. Paris, rien que Paris! — Et pourquoi? c'est Paris !