SCÈNE IX
Le» Mêmes, GEORGES, ARABELLA, f«a SOPHIE, OLIVIA «t
MOÏSE
GEORGES, alUul à Wilmot.
Oh! monsieur, que de reconnaissance!
ARABELLA, à M"* rrimunme.
Ma bonne inère!... (eii« loi p«« H» ■»*•, i>«i» u*u i« mood* i'hiium
tvjta t Burcliel! qui tahu* *■> *i lance, i
PRIMEROSE
Toute ma petite famille!... Mais vous parliez d’un enfant?...
RIRCHELL.
Oui, un garçon de quinze à seize ans tout au plus, à qui j’ai prêté ina bonne, pour une bonne action, il est vrai, et qui m'avait promis... (Apurttnttt Mol*» qui iratcne le ferai tfn UwMre en «un H r»ut
un Eh ! de par le ciel, voici mon jeune homme lui-même!
MOÏSE, pomnl * Bure ML
Vous ici, monsieur !
RURWELL, riant.
Si je n’étais pas ici, je serais sans doute en prison, mon camarade, grâce a votre oubli.
Moïse-
Comment?
RIRCHELL.
Ne m’aviez-vous pas promis de me rendre ma gainée le plus promptement possible?
moïse.
Sans doute; mais comine vous l’avez envoyé chercher plus promptement encore que je ne pouvais vous 1 apporter...
BCRCRELL.
Moi?
PRIMEROSE
Cet enfant dit la vérité, monsieur... J'ai moi-même remis la
• Primerose, Burcbell, Wilmot, Georges, M"* Primerose, Arabella, Olivia, Sophie, Moue; la Servante apporte l'eau chaude apres avoir apporté le» gAteaui.
somme au garçou d’iubcrgc qni est tenu la réclamer de votre part.
RIRCHELL.
Un garçon d’auberge ?
Nous étions tous présents.'
HURCHELL.
Mais il n’y a pas de garçon d'auberge à l’ Aigle-Noir.
MOÏSE
C'est, ma foi, vrai.
PRIMEROSE
En ce cas...
MOÏSE
Nous avons été volés...
(Sophie cl Moïse remontent et vouti la fenitre.)
BCRCRELL.
Par quelque rusé coquin qui se trouvait à côté de nous sur le champ de foire. En effet, J'ai remarqué un drôle qui nous écoutait.
WILMOT
Le fait est que la figure de cet homme me plaisait médiocrement.
PRIMEROSE
Je n'ai pas songé à le regarder.
GEORGES
Pas plus que moi.
PRIMEROSE
N'y pensons plus! Le malheureux était peut-être sans ressources... Qui sait si cette petite somme qu'il m’a extorquée ne l'empêchera pas de voler un plus pauvre que moi?
HURCHELL.
Au contraire ; si c’est son coup d’essai, la réussite va le mettre en verve... Si l'indulgence ne convertit pas un coupable, elle l’enhardit, voilà tout.
PRIMEROSE, pttMiil » Wilaiot.
Vous avez des maximes bien désolantes, monsieur!
SOPHIE
Mais que vos actions démentent, heureusement, pour les pauvres soldats condamnés aux verges.
BCRCRELL, regardant Sophie.
Cet invalide!... Eh! mon Dieu, mademoiselle, en l’empêchant d’être puni, mon jeune ami et moi pourrions bien ne lui avoir rendu qu’un fort mauvais service... Il n'avait volé qu’un chien, demain peut-être c’est un cheval qu'il volera.
WILMOT
Je suis assez de cet avis...
MOÏSE, aiançant.
Pas moi...
M*“ PRIMEROSE
Messieurs, le thé sera trop fort.
WILMOT
C'est juste.
PRIMEROSE, à BorcheU.
Monsieur?...
HURCHELL.
Burcbell.
PRIMEROSE
Monsieur Burcbell nous fera-t-il le plaisir de prendre part à notre collation de famille ?...
HURCHELL.
Ne serai-je pas indiscret en acceptant ?
PRIMEROSE
Nullement... Nous venons d’arrêter, monsieur et moi, le mariage de ces deux jeunes gens : mon fils aîné et sa fille unique. A cette petite fête de fiançailles, vous remplacerez les amis qui nous manquent.
HURCHELL. (Sopliki lui prend «on chapeau et ton béton.)
Eh bien ! j’accepte, monsieur, de grand cœur... et je paye ma bienvenue en souhaitant tout le bonheur possible à vos jeunes
fiancés. (Tout ta noufe *e met I table, excepté Sopbta, qui *• el fiant, H Mutas, qui «al derrière tuu pere «i »a tour.)**
WILMOT
Eh bien ! mes enfant», votre petite promenade ?...
ARABEIXA.
Elle a été charmante.
OLIVIA
Nous avons vu de loin les préparatifs de la fête, qui promet d'être superbe. 11 arrive des carrosses de tous les côtés.
WILMOT
Comme tous les ans.
•Primerose, Burcbell, Moïse, Wilmul, Georges, Arabella, M*' Primerose, Sophie, Olivia. *
•• BurohdJ, Georges, Azabella, Wilmot, M*** Primerose, Primerose, Olivia.
LK VICAÎRR 1>E WAKRFÏELD.
Arnbrlla!... quel est donc ce jeune cavalier qui vous a saluée ù la grille du jardin?...
ARtBKUA.
C'est un gentilhomme, un baronnet, sir Richard Thornhill...