HUM C
Thornhill?...
ARABELLA
Nous l'avons rencontré quelquefois à Londres.
WILMOT, » Mmnm»
Chez votre banquier Shinilt ?
BOKttlU. , *> ntfut.
Vous avez des fonds chez Slmiitt ?
WILMOT
Oui, monsieur, toute ma fortune.
■onevetx.
Toute votre fortune ?...
PRIMEROSE
Oui... Pourquoi cette question?
BURCMKLL.
Pour rien.
OLIVIA
Savez-vous qu'il a très-bonne façon, ce jeune homme?...
ARABELLA
Et il vous a trouvée bien jolie, j'en suis sûre, car il s'est retourné plusieurs fois pour vous regarder...
OLIVIA
Moi ?...
ARABELLA
Oui, vous... je l'ai très-bien vu.
OLIVIA
Quelle folie! je ne le connais pas...
PRIMEROSE
Thornhill !... j'ai entendu prononcer ce noro-là. — J'ai même reçu une lettre de levêche, il y a quelques jours, à propos d'une cure vacante dans un village appartenant à ce gentilhomme, il quarante milles d'ici. Le revenu en est médiocre, mais on peut y joindre l'exploitation d’une ferme assez importante... L'éuVjue nie prie de lui désigner quelque honnête ecclésiastique qui ait du goût pour les travaux agricoles...
BIRCHELL.
Je connais la ferme et le village dont vous parlez.
(Tout li'inondp sc lève. SI*" Primerose sort, après avoir debarrassé la table, aidée de Sophie et dr la servante. Quand la table est débarrassée, Arabella et d'Olivia mettent sur ta table des albums qu’elles ont pris sur la chtmininée et s'asseyent pour le» regarder.*
WILMOT
C’est A lord Thornhill qu’ils appartiennent. Le jeune baronnet n'a, je crois, aucune fortune personnelle. Il doit tout aux libéralités de son oncle, une espèce de nüsanthtopc, qui méprise jusqu'à la richesse.
BIRCHELL.
Oui !... oui !... je le connais.
WILMOT
Moi, je ne l'ai jamais vu... Il est parti, il y a quelques années, pour un voyage autour du monde, en laissant à sou neveu la gestion et la jouissance d’une grande partie de ses biens... (11 rc»mue).
(.BORGES.
N 'est-ce pas lord Tliornhill qui refusa de prendre sa place à la chambre des lords, sous prétexte qu’on y voit déjà trop de fauteuils et pas assez d hommes d'Etat ?
PRIMEROSE
C'est de lui que j'ai entendu parler. On le citait comme un homme bizarre, fantasque, mais d'une générosité à toute épreuve.
Bui.cnr.LL.
Oh!... oh!... généreux !... J’ai ouï dire qu’il est bien changé depuis quelque temps... Il s'est mis à mépriser les hommes, et il court le monde en philosophe, s'amusant, dit-il, à chercher les mauvais instincts sous l’enveloppe des beaux sentiments, par manière d’étude, comme un chirurgien fouille les chairs vives pour découvrir les plaies qu'elles recouvrent...
80 HIIE.
Pauvre homme !. ..
DURCIIKI.L.
Vous le plaignez, mademoiselle?...
SOPHIE
Comment ne pas le plaindre?... Vais-je songer qu’un ver peut être caché sous une feuille quand je respire le parfum de mes fleurs?...**
• Moïse et Sophie & U fenêtre; Burcbell, Wilmot, Primerose, Georges, Arabella ci Olivia k la table.
" Moïse va au fond «vcc son crcf-volatit, accompagné de Sophie ; Georges canne avec Arnbdto.
PRIMEROSE-
Sophie a raison de le plaindre... C'est un esprit malade.
> WILMOT, nrrenul u° 3.
En tous cas, le neveu est un aimable jeune homme et un charmant cavalier... Miss Olivia a pu en juger... Un peu mauvais sujet, dit-on.