SCÈNE VIII
OLIVIA, THORNHILi.
TIIORNHIU..
Restez... oh ! mademoiselle !... Restez, je vous en conjure !
OLIVIA
Monsieur, pourquoi me persécuter ainsi?
THORNHILL.
Je vous suis donc bien odieux, que vous refusez même de m’entendre?
OLIVIA
le ne vous ai que trop entendu déjà, monsieur Thomihll, pour votre honneur et pour moi-même.
THORNHILL.
Oui... j'ai été coupable... Je ne prétends pas me justifier, pas même en invoquant votre indulgence pour cet amour, pW fort que ma raison, qui, malgré moi, me ramène à vos pieos... (m«i « ornent d'oiivia.) Mais, du moins, ne repoussez pas l’expression de mon repentir... Luissez-inoi vous dire...
Que pouvez-vous me dire? Vous avez cru faire beaucoup d’honneur à la fille de votre fermier en daignant jeter les yeux sur elle .. Vous m avez poursuivie sans pitié dans celte maison où vous étiez reçu comme un protecteur, comme un maître... dans cette maison d’où je ne pouvais pas vous chasser... Et cet amour que vous osez invoquer pour excuse, comment me Lavezvous exprimé? Par l’outrage, par l’insulte, en me proposant je ne sais quelle chose honteuse, une fuite, un enlèvement... une infamie!... et maintenant, vous vous repentez, dites-vous? C'est bien, monsieur, je vous pardonne. (x<m«ra moWUMCt A* »«flr«.)*
TUORNIIILL.
Olivia ! ne vous en allez pas encore. Ce sévère pardon, glacé comme un adieu, je n’en veux pas... je le repousse. Plutôt votre haine, plutôt votre mépris... que de vous voir me quitter ainsi! ,
OLIVIA
Si je restais, c’est vous qui me mépriseriez.
THORNHILL.
Mais, regardez-moi donc... Comprenez que je ne suis plus le même homme... et que, vaincu, humilié, honteux, régénéré par vos vertus, purifié par mon amour, je viens vous dire : Olivia, voulez-vous être ma femme?
OLIVIA
Que dites-vous?. . . Mais.. .
THORNHILL.
Avant de répondre, oubliez le passé ; ne voyez pluslcTliornhill d’hier... Contemplez celui d’aujourd'hui... un malheureux
• TbornliiU, Olivia.