SCÈNE XIII
OLIVIA# «M*
Demain... je serai consolée!... Pauvre mère!... Quoi que je décide, quoi que je fasse, mon malheur, je le sens bien, ne fait que commencer... Oh ! pourquoi l’ai-ie «iraé?... Ma raison le repoussait, mon cœur volait a lui ; et lui, il m'aime, je le sais,
V ’en suis sfirc... Le cœur ne peut pas se tremper à ce point...
oui à l’heure, il était sincère, et pourtant, chose étrange !... je l'écoutais avec joie, je croyais n ses paroles, et en mémo temps j’avais peur!... Un mariage secret, la nuit, dans l’ombre, comme une mauvaise action qu’on veut cacher... Eh! n’en est-ce. pas une ? Entrer par surprise, dam une famille qui ne veut pas de vous, n’est-ce pas, mon père, que c’est mal agir? N’est-ce pas que votre àme loyale s'indignerait, et qu’aux pieds même du ministre prêt à nous unir, votre voix me crierait : Arrête ! malheureuse! tu me déshonores... Non, je ne ferai pas cela... Plutôt souffrir toujours... plutôt mourir de douleur!... Nais lui... lui... s’il exécutait cette affreuse résolution... Sa voix troublait... Ah! ce n’était pas une vaine menace... mort. Mort pour moi, par moi !... Mais je ne pourrais plus vivre... mais je me tuerais à mon tour... (Ncnr h#im* wo^ni .« w.i*.) O tpon Dieu !... voilà l’heure... déjà... il m’attend... il regarde... 11 écoute... un moment encore, et peut-être... Oh ! c’est horrible... Allons!...
•La Serrante, Burchell, Sophie, M** Primerose, Primerose donnant le bras h Olivia.
*• Primerose, Sophie, M-* Primerose, Olivia.