‹ Le vicaire de Wakefield drame en cinq actes et en proseChapitre 50 sur 85 · BURCHELL, PRIMEROSE · texte numérisé non relu

BURCHELL, PRIMEROSE

PRIMEROSE, paraiawnt »»r le icoil de b pinte.

Que fait donc Moïse ?

BURCHELL

Ah ! monsieur Primerose.

PRIMEROSE, lapt-novatl.

Monsieur Rurclicll !

J’allais vous trouver.

Moi!

burchell.

Oui, j'ai à vous parler.

PRIMEROSE, avec ludilércocc.

Ah!

BiutaiFjj..

A vous parler, monsieur Primerose, du seul sujet qui puisse vous intéresser en ce moment.

PRIMEROSE

Quoi !... monsieur?

BURCHELL

Vous cherches le ravisseur de votre fille?

Non !

PRIMEROSE

BURCHELL

Du moins vous donneriez tout au inonde pour le conn litre?

PRIMEROSE

Non f

Comment?

BURCHELL

J'ai trouvé, dans ma résignation, dans mon obéissance à Dieu, la force de pardonner, comme sa loi nous l'ordonne; tant <jue l’auteur de mes maux m'est inconnu, je ne vois en lui que 1 instrument de la volonté divine ; si je savais son noui, ce ne serait plus qu'un homme, et je ne pourrais empêcher la lia inc d’entrer dans mon cœur.

BURCHELL

Voilà des sentiments dignes de vous , monsieur Primerose...

* Primerose , Burchell.

Mais no songez-vous pas qu’en renonçant à rechercher cet homme, c’est votre fille elle-même que vous abandonnez ?

PRIMERO-t'..

Ma tille !... elle est perdue pour moi.

WJbCMCU..

Peut-être... il n’est pas de malheur irréparable, et quelle que soit la position du coupable, un mariage effacerait tout scandale.

PRIMEROSE

Celui qui déshonore une jeune tille n’a pas l'intention d'en faire sa femme.

bURCRELf .

Ah ! vous parlez comme s'il s 'agissait d’un duc et pair. Ètcsvous donc sûr que votre fille n'ait pu se laisser captiver que par l’élégante galanterie d'un grand seigneur?

Que voulez-vous dire ?

KIRCIELL.

Les jeunes filles ont des idées romanesques. Elles cèdent facilement à un sentiment qui a l'apparence d’une poétique générosité. Un malheureux à consoler, l'injustice du sort à réparer, c’est plus qu'il n'en faut pour tourner une jeune tète !

PRIMEROSE

Expliquez-vous !

traçant..

Et alors les grands parents, si haut montés sur leur vertu pour jeter l’anathème au riche ravisseur qui refuse à leur fille ses millions et ses titres, descendent de leur piédestal pour éconduire le séducteur de basse extraction qui vient, en tremblant, leur demander de réparer sa faute.

PRIMEROSE

Oh ! s'il était vrai!...

BORCMKLI., «iwnoil.

Que feriez-vous?

PRIMEROSE

Son père eût-il été le dernier de mes ouvriers, sa mère la dernière de mes servantes, s’ils étaient purs de toute faute, je dirais au fils : Venez, ramenez-moi ma fille, mon pardon vous attend, ma maison s’ouvrira pour vous, et vos parents seront les miens.

BURtHELL.

C'est bien, monsieur Primerose... (i«î ie,T»ntia main) c’est bien ! Ayez confiance, je ne dirai pasen moi, mais en vos vertes, auxquelles Dieu doit récompense. Vous reverrez votre fille!... ( P r** d* Mtiir par le food) vous la reverrez!... (u Mit.)

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