SOPHIE, BURCHELL
(Sophie est assise à la table et termine une lettre qu’elle tient d’écrire. Burcbcll entre doucement et entend la lecture de la lettre.)
« Monsieur Burcbcll,
» Eic usez-moi de ce que je prends La liberté de vous écrire;
» mais nous sommes si affligés, que nous avons besoin des c«n- » solations cl de l’assistance de nos amis, et j'aime à croire que
* vous êtes toujours le nôtre, (eh* m*i «m vitra*. ) Il nous est ar- » rivé un grand malheur: le jour où nous vous avons vu pour la » dernière fois, ma pauvre sœur Olivia a disparu, et nous » n'avons pu savoir ce qu’elle est devenue. Dans cette circon-
» stance, monsieur Burcbcll, j’ai pensé «à vous, qui avez beau- ' » coup de connaissances dans le pays, pour nous assister dans
* nos recherches et aussi pour nous aider à consoler mon père,
» qui a tant d’estime pour vous. Dans l'espoir que vous voudrez » bien nous aider de vos conseils et de votre secours, si vos af- » foires vous le permettent, je termine celte lettre en osant me » dire, avez respect, votre 1res- humble servante, Sophie Prime- » rose. » (niant u ut™.) J’espère qu'il ue prendra pas ma démarche en mauvaise part.
BKRCHEU., a'maçul.
Soyez sûre, bonne Sophie.. .
sortis.
Monsieur Burcbcll !...
BL'RCtlBLL.
Qu’il est vivement touché de votre confiance.
sortit.
Vous étiez là!... Ah ! c'est mal.
Bracnsu..
Puisque cette lettre mïlait adressée, il n'y avait nulle Indiscrétion de ma part à en écouter la lecture, (il rr; '<Ct la «ai» poar
[•<fn.tr, ? la btUf».}
SOPHIE, nattant la ktt» fona ta petit*.
Vous en connaissez le contenu.
IUT.' UEM-, «Mariant.
C’est juste. il faut que la curiosité soit punie.
• Mob*. Olivia, Primorote. «
** Burchell, Sophie.
Lti VICAIRE DE WAKEFIELD,
MMHS»
Vous ave* appris nos malheurs, et vous êtes accouru. Merci, monsieur Burchell.
IWBCHKLL.
Je passe dans le pays, et j'ai voulu vous donner des nouvelles de voire père.
MteHIfc, vi»«®rnt.
Vous lave* vu?
IWICMIL.
Oui, je l'ai rencontré, hier.
somme.
11 est parti pour deux jours seulement, a-t-il dit, sans nous apprendre où il allait. Je suppose qu’il a eu quelque renseignement sur le sort de ma sœur, et qu’il a craint de nous donner une fausse espérance.