MADAME EMILE DE GIBARDIR
a Ma chère amie, je suis arrêté et conduit à la Conciergerie. Demande une permission.
» Ë. DE GlRARDOf.
» Le 25 juin 1848, S hwret du nir. »
Ce premier billet ne tarda pas à être suivi de ce second :
A MADAME EMILE DE GIRARDIlf.
« Je viens de t'écrire que j'étais à la Conciergerie.
» J'y suis dans une pistole^ et je voudrais qu'on pût m'envoyer un manteau pour me coucher, du linge et tout ce que Rémy jugera nécessaire.
D Je dois, dit-on, passer demain devant une commission militaire; vois ce qu'il y a à faire. Madame de B... te remettra cette lettre; elle a pu parvenir miraculeusement jusqu'à moi.
» Ë. DE GmARDIN. »
Le matin de ce même jour, M. de Girardin m'avait écrit :