INavires qui l'ont la traite des nègres, a. m
sait en proportion du d<isir qu'avait le gouvernement de la comprimer. Ce qui distinguait ceux d'entre eux qui professaient une extrême rigidité, c'était l'observance judaïque du dimanche, condamnation sévère dc;s exercices mâles et des récréations innocentes , aussi bien que de la coutume profane des danses mêlées, c'est-à-dire des hommes et des femmes dansant ensemble dans une même réunion ; car je crois qu'ils considéraient cet exercice comme innocent lorsque les deux sexes s'y livraient séparément. Us décourageaient, autant qu'il était en leur pouvoir, même les anciennes wappen schaivs ' , comme on les appelait , lorsque le ban féodal du comté était convoqué, et que chaque vassal delà couronne était obligé en vertu de son lief , sous peine de trèsfortes amendes , de paraître avec un certain nombre d'hommes armés. Les presbytériens voyaient avec peine ces assemblées, parce que les lords lieutenants et les shériffs qui les commandaient avaient reçu ordre du gouvernement de n'épargner aucune peine pour les rendre agréables aux jeunes gens ainsi réunis. On supposait que les exercices militaires du matin , et les jeux qui terminaient ordinairement la soirée, produiraient naturellement surleur esprit un effet attrayant.
En conséquence les prédicateurs et les prosélytes les plus rigides employaient les remontrances et l'autorité de la parole pour diminuer le nombre de ceux qui assistaient à ces assemblées, persuadés qu'en agissant ainsi ils affaiblissaient non seulement la force apparente, mais encore la force réelle du gouvernement, puisqu'ils empêchaient l'extension de cet esprit de corps qui s'établit si promptement entre jeunes gens habitués à se réunir pour se livrer à des jeux d'adresse ou à des exercices militaires. Ces prédicateurs redoublaient d'instances auprès de ceux qui pouvaient alléguer quelque motif plausible d'ab-