SCÈNE V
Les Mêmes, ALFRED.
ALFRED
Ah ! je VOUS trouvé enfin, chère Estelle!
ESTELLE, ùi^ec crahde.
Parlez has, je vous en prie , nna mère est dans Tappartemcnt à côté.
NANETTE
Avec vot' rival. . . ils dressent l'contrat !
ALFRED
Le contrat! Et c^est là ce que vous m'aviez promis cent
fois ?
ESTELLE
Félix , ne vous emportez pas.
NANETTE
Oui , oui, monsieur, point de reproches , c'est trop commun. . • cherchons plutôt un moyen de rompre. . .
ALFRED
J'y ai bien réfléchi , il n^ en a qu'un , c'est de tuer mon rival, et je m'en charge, , .
Comment , monsieur ?
NAîîETTE.
Non , non , ce brave homme , il ne faut pas le tuer.
ALFRED
Oh ! je lui parlerai poliment , mais vous, ma chère amie, vous jurez de me seconder. Eh quoi I vous hésitez , vous ne m'aimez donc plus?
ESTELLE , hs larmes aux yeux, .
Allons, il va me gronder aussi, . . lui. . . est-ce ma faute si je n'ai pas autant de fermeté que d'amour.
ALFRED
Ah! pardonnez, chère Estelle, je vais voir ce rival, je ,puis bien lui dire que voui ne l'aimez pas.
ESTELLE
Air : du Calife de Bagdad.
Que Taveii que vous allez faire , Par la prudence soit dicte ; Mais, si la chose est nécessaire, Ditcs-hii bien la vérité- Dites-lui, comme de vous-même, Qu'il en est un autre gue j aime ; Que je meurs si je n ai sa foi ; Mais ne lui parlez pas de moi.
ALFRED
Un mot encore, comreient vous faire savoir le résultat de notre entrevue ?
N A NETTE, montrant la fenêtre du milieu^ au fond» A minuit, trouvez vous en Las de cHle fenêtre.
ESTELLE
Non , non , je ne veux pas.
NANETTE
Quel sera le signal ?
ALFRED
La roniance qu'elle aime : le pauvre pèlerin. (0« entend appeler Estelle,) ESTELLE , se sauvant aoec Naneite^ C'est la voix de ma mère!
NANETTE, à Alfred.
A minuit.
(Elles sortent,)