GEL
i8 LE VIEUX CÉLIBATAIRE.
Il m'écrivait un jour (j'en frémis quand j'y pense)
Qu'il viendrait, qu'il mettrait le feu dans la maison.
Ch. Ah, mon Dieu I quelle horreur et quelle trahison !
M, Du, Toi-même es indigné... Ch, {faisant un effort
pour se contenir) Voulez-vous bien permettre, Monsieur. . . Avez-vous lu vous-même cette lettre ? 410
M, Du, Non. C'est madame Evrard : encore, par pitié. Elle me faisait grâce au moins de la moitié.
Puis, sans parler du reste, un mariage infâme. Ch, Infâme, dites-vous ? {Se reprenant^ et à part) Laissons
venir ma femme.
{Haut) Ah ! si Ton vous trompait... M, Du, Et qui donc?
Ch, Je ne sais...
Mais quoi 1 je ne puis croire à de pareils excès : Non, Armand... M. Du, Paix! Jamais ne m'en ouvrez la
bouche, Entendez-vous? {Se radoucissant) Au fond, ton zèle ardent
ipe touche. Mon ami, je l'avoue ; il annonce un bon cœur : On ne saurait plaider avec plus de chaleur. 420
Ch, Je parle pour vous-même : oui, bon comme vous êtes. Cette colère ajoute à vos peines secrètes.
M. Du, Bon Charles ! Ch, Permettez que je sorte un
moment Pour une affaire. M, Du, Oui, sors ; mais reviens prompte-
ment {Monsieur Dubriage rentre chez lui,)