I. A R o c HE
Mais j'admire votre trannuillité.
( Adolphe survient pendant le couplet^ s'approche d' Hor' tense ^ lui baise la main et se cache ensuite derrière une des caisses d'' oranger. )
Air : Je suis un chasseur plein d'adresse.
Voilà bien comme sont les mères , Refusant «le croire aux amours , Et sans la pruilence d^s pères, On les tromperait tous les ioius.
L'amant qui guettait la lillette , Sep;lissaut près dVlle en cacbette , Sans être tu surprend ilojà Het^nrds par-ci , baisers par-là...
Et cependant sa mère est là; Oh I ce n'est pas moi qu'on verra Dupe de ses finesses-la.
MATHURINE
Oh! mon dim , Monsieur , je connais ma Louise , et je suis bien tranquille.
LAROCHE
Et moi , mailame , je connais mon Adolphe , et je ne le suis pas. Léger , étourdi , il se prend de belle passion aujourd'hui pour une femme qu'il oubliera demain.
MATHURINE
Vous ne le il.atet pas.
H o B. T E N r. E , regardant de tcms en tcms Adolphe, Air : Il m'en souvient long-tems ce jour.
Si votre fils est , m effet , 1\'.\ que vous venez de le peindre , De la l'einme qui l'aimerait Combien le sort serait à plaindre !
V'ous dites qu'il est à la fois , Indiscret et trinniieur légère , Biais quand par hasard je le Tois , Ses yeux «lisent tout le contraire.
LAROCHE
Ah ! oui, oui , fiez tous à se» yeux. ..vous êtes bien heureuse qu'il n'ait pas encore pensé à vous. Le fripon prend tous les matins , pour s'échapper, le prétexte de la chasse... mais qu'il ne se présente pas devant moi sans gibier. Et vous, vous devriez être déjà parties , que faites-vous ici ? courez à Marsilly, et renvoyez-moi sur-le-champ mon fils... Eh bien î m'entendez- vous ? partirez - vous ?. .. Morbleu , vous êtes d'un sang-foid...
MATHORiNE ct HORTExsE , effrayées , en s'en allant.
Nous nous en allons ^ Monsieur , nous nous en allons. LAROCHE, courant après elles.
Mais, mon dieu , j'oubliais ; vous devez être fatiguées , vous n'avez point déjt\\né j venez avec moi . . . j'ai moimême un appétit du diable... Venez donc , et vous sortirez par la porte du parc,