SCENE X
MARCEL, M. de LAROCHE, reparaissant
a9ec ADOLPHE, dans In pavillon.
Allons , tnon fils , voici rèp,le , compas , pinceaux , et une
donnée exacte du plan , travaillez , et pour que vous ne soyez
pas troublé, je me tiendrai dans la chambre voisine, jusqu'à
ce que vous ayez fini.
Quelle contrariété! allons, puisqu'il le faut, travaillons; mais commençons au moins par ce qui m'intéresse le plus ^ par la ferme...
( On entend un air djjrguc, )
M A R S I L L Y , C H A R r. E S , MARCEL, ADOLPHE, dans le pavillon.
{^Marsilly est revêtu d'une redingotte grossière et porte un orgue sur le dos. Charles est sous les habits d'un jeune Auvergnat. Tous deux ont des demi-guêtres de toils.)
Tient... de la musique qui passe?... ça vient ben à propos pour me désennuyer. ( Il danse sur le refrain. ) MARsiLLT,d travers la grille,
Hola ! hé !... l'ami... suis-je encore loin du rillage de Marsiily ?...
MARCEL
Vous «nêtes à une bonne demi-lieue.
Encore une demi-lieue ?...
MARCEL
Tout autant, et, si vous m'en croyez, vous vous reposerez ici un instant.
CHARLES
Oui } mon père , entrons.
MARCEL
C'est ca , c'est ça , entrez , vous serez bien venus , allez, il y a grande fête au château , vous nous ferez danser , nous vous ferons boire , et M. de Laroche vous paiera bien.
MA R c I L L Y.
Laroche?..,
MARCEL
Oui, il achète aujourd'hui la terre de Marsiily.
MARSiLLY, à part.
La terre de Marsiily?
MARCEL
Les habitans des deux villages se réunissent à cette occasion, je m'en vas chercher tout notre monde , attendei-moi là , et préparez-nous une ronde bien gaie ^ qui nous mette en train. ( // sort en chantant. )