MARSILLY, CHARLES
CHARLES
AvPï-vous entendu , mon père ? ce M. de Laroche cjui acliète notre bieji...
MA-RSILLY.
Oh ! ce ne peut-être qu'un parent de celui avec qui j'ai eu cette affiire imprévue , dont les suites funestes m'ont forcé à m'éloigner et à chercher un asile chez l'étranger.
CHARLES
Si , malgré ce déguisement , sa famille Tenait à découvrir qui vous éles ?
Je sens tous les dangers auxquels je m'expose 5 mais tu Tois qu'il était lems de venir arracher mon bien à l'avidité de mes créanciers.
CHARLES
IMais , mon père , comment y parvenir , si vous ne retrouve* pas 1 ajgexit que vous avea été forcé de cacher en partant?
Si j'éprouve ce dernier malheur , j'aurai du moins la consolaticMi d'fnibiasser ma fille dont je n'ai reçu aucune nouvelle depuis la mort du chapelain à qui je l'avais confiée.
Cette chère Hortense, dont vous m'avez si souvent parlé !
Chut ! on vient , de la prudence •
Les précédens, MARCEL , Villageois , Villageoisei.
Par ici , par ici , arrivez y arrivez. Allons , brave homme , voilà notre monde , vite un petit air , et tournez nous cela joliment.
MARSILLY
Volontiers , mes bons amis.
Et moi, je vais chanter.
MARCEL
C'est ça. Attention, vous autres.
CHARLES
Air : Nouveau d'A.-Piccini, •
Le srioneur il'un château voisin , Loin (les lieux qui l'araieni vu naître, Malgré lui, porta son chiigrin.
On no |)Iaignit pas son tlrstin ; C'était pourtant un bien bon mnître.
Les yeux en pleurs, des plus doux nœud» II délaissa le premier gaj-e ; Mes bons amis , pour être heureux> Ne quittez pas votre village.
c H CE u H.
Mes bons amis , etc.
(On danse sur le rej'rain de chaque couplet.) MARCEL.
Eh bien ! n'est-ce pas que j'ai ben fait de le retenir un instant? il voulait aller tout droit à Marsilly
ADOLPHE, àans îe pavillon.
A Marsilly ! la bonne occasion pour écrire à Hortense î Vite , une lettre.
MARSILLY
Second couplet.
Il va de climats en climats ; Une épouse qui l'intéresse , Sème quelques fleurs sur ses pas.
Bientôt il serre «luns ses bras Un nouveau fruit de sa tendresse ; Mais elle expire... ô jour attreuxJ Avec elle , il perd le courage.
Mes bons amis , pour être beureux , Ne quittez pas votr»> vill. ge.
MARCEL
Chut ! . ..
MARSILLY et cHARLSs , cnsembU, Enfin, après de longs malheurs, A ses yeux l'espérance brille, Il croit voir un terme à ses pleurs , Et du sort, bravant les rigueurs , U vient r'^ntlre un \)('ve a sa lille. Le t<iît rhéri rie «es p'irux Le tlét'endra conlr' l'oiago...
Mes bons amis , pour être heureux, Ne quittez pas votre village.
Impossible de sortir par la porte , saiitons par la fenêtre.' ( Il saute par la fenêtre pendant que Its paysans sont autour de M. de Marsdly , et fait signe à Marcel d'éloigner tout le monde. )
MARCEL, faisant retirer les paysans, Brrrr... allons.
A D o t. p H E , a M. </e Marsilly.
Mon ami, vous pouvez me rendre un grand service.
MARSILLY
Monsieurt ..
ADOLPHE
Vous allez à Marsilly , rendez-vous à la ferme , et remettez cette lettre à mademoiselle Hortense...
CHARLES, bas à Marsilly .
Ma sœur !. ..
MARSILLY
Chut »...
ADOLPHE
Beaucoup de prudenre et de discrétion 5 évitez surtout les regards de la mèie Malliurine. . . rapportez-moi une réponse , et vous serez bien récompensé.
Quolqu'amourette? je vois cela.
ADOLPHE
Oh ! détronipez-vous, c'est le sentiment le plus pur , le plus tendre... mais partez , ne perdez pat un instant ^ je vous en conjure...
MARSIt LYi
Mais est-elle seule à la ferme ?
Gardea-vous bien d'aller juscpies-là , tous la trouverez à l'entrée du jjeiit bois , à la droite du village,..
MARSILLY
Mais comment la reconnaître ?
ADOLPHE
Oh 1 rien de plus facile.
Air : Dans ce sa 'on ou du Poussin,
A Siin ar noble et graneux , A sa iVaicheur , à sa décence ,
A l'éclat brillant île ses ypux , Vous reconnaitiez mon Hoitense ; Mais il'un ensemble aussi parfait , A quoi sert un détail flilèlo ?
Bien mieux encor que ce portrait , Votre cœur tous ilira : c'est elle !
MA.RSILLY et eu ARLES, à part.
Bien mieux encor que ce portrait , Oui, mon cœur ii:e dira : c'est elle.