HORTENSE, M. DE LAROCHE, MÉDARD
HORTENSE, a part.
Le père d'Adolphe ! cachons vite cette lettre. u i. o K -p. -D ^ à M. de Laroche. De ce côté , monsieur , de ce côté.
LAROCHE, a part.
Une fontaine... un vase... et le billet dessous... c'est juste,
HORTENSE
Un billet !
Eh ben ?... cju'est-ce que j'vous disais ?
Oui , parbleu ! je suis curieux de voir un peu ce que cette belle demoiselle écrit à mon fils.
HORTENSE, c part.
A son fils !...
Ça doit être biau,
LAROCHE, lisant.
a Mon bon ami j? ... Elle est familière... » J'm'lassons » d'être toujours la première au rendez-vous... HORTENSEjû part.
Au rendez-vous ?
C'est y clair ?...
I, A n o c H K , lisant.
5î Si ca continue , n'vous llatlez pas que j'soyons jamais TOt' femme...
KORTENs «,o part.
Sa femme ?...
Ne vous flattez pas... belle houneur qu'elle nous ferait , en vérité I
JM K D A « D.
N'est-ce pas ? ça f.ât hausser les ép uiles , quoi ?. ..
LAROCHE, continuant.
» Vous savez lien que c'n'est pas pour vos écus que j'vous aimons...
Ça y entre ben pour queuq'cliose , quoi qu'ça.
LAROCHE
35 Et j'n'uianquerons pas d'épouseux qui vous valent ben... 3> L'impertinente !
M É. n A R u.* Elle fait sa petite précieuse.
HORTENSE,f/ part.
Mais , qui peut lui écrire ainsi ?
LAROCHE
Ah ! mademoiselle Louise. .
Louise?... La lettre est pour Marcel.
LARocHB,d Hortense.
Ah ! mon enfant , vous voilà fort à propos. Faites-moi le plaisir de courir à la ferme , et envoyez-moi Mathurinu et sa fille sur-le-champ.
HORTENSE
Je vous obéis , mais si c'est pour gronder Louise.
LAROCHE
Précisément , et pour lui interdire toute espèce de correspondance avec Adolphe.
HORTENSE
Air : Du partage de la richesse.
Par une défense cruelle, N'allez pasiillarmer son cœur, Elle me chérit, et pour elle , J'ai la tendresse d'une sœur ; Mal{i;ré nous, l'amour nous ma i i Et je verrais avec et't'roi , D.ins vos menaces à Louise , Autant de reproches pour moi.
( Elle sort. )