LA R 0 C H E
Allons. ..parlez donc... que me direz vous?. .. que vous venez de la ch.asse , que vous n'avez rien trouvé , que les braconniers détruisent tout le gibier, que vous vous êleség are, que sais-je, moi ?... aTouez plutôt que c'est l'amour qui vous amène ici , que c'est le lieu d'un rendez-vous... qus vous croyiez y rencontrer celle à qui je vous ai défendu de parler... n'espérez pas m'abuse r davantage, je vous fais rejoindre dès demain votre corps . . . oui , monsieur , vous partirez . . . je vois où vos folies pourraient vous entraîner, et je saurai... ADOLPHE , feignant de coucher un lièvre en j'.ue.
Chut ! mon père,..
Comment! m'imposer silence ?
Vous all«z l'effrayer,..
LAROCHE
L'effrayer?... oh ! c'est bien lui que les menaces intimident..,
ADOLPHE
Mais , mon père , vous ne voyez dojic pas? ( Il ajuste du côté du bois. )
L A R o c H 'c ^ prenant son fusil et ajustant. Quoi donc ?... un lièvre ?•..
ADOLPHE
Tenez... tenez...
Air : De la Signera malade.
Mais faites donc silence'.
Au gîte, il se blotit , Il 9c lève, il avance.
Il est donc bien petit?
Mon dieu ! que ces bois sont touffus!
Je ne vois rien.
ADOLPiTB,' a part.
Ni moi non plus.
Ukncr.1., à part, allant chercher la lettre à la. fontaine.
L'instant est favorable.
Moi , je me donne au diable.
Il s'éloigne, je croi.
LA ROCHE, a part.
Je pense, sur ma foi ,
Qu'on se moque «le moi.
MARC £ I,, a part, •g / Sous ce vase, je iloi
Trouver un mot pour moi.
fï^l Anoi-PHE,a part.
Cette ruse est, ma foi ,
Très-heureuse pour moi.
A R • c H £ , appercevant Marcel- Ah ! coquin , je vous y prends... c'est donc vous qui êtes chargé de retirer les lettres? voilà celle que vous cherche»... (a Adolphe.) Ah I c'était encore une ruse?. ..Vous me la paierez, (a Marcel. ) Et vous , monsieur , dès ce moment , vous n'êtes plus à mon service.
MARCEL
Comment, monsieur , vous voulez ?...
LAROCHE
Posez-làce fusil.
Air : Dans la vigne à Claudine.
Je veux un ganle-chasse , Et non pas un facteur ; Si, jusqu'à faire grâce , Je poussais la douceur , Au bout d'une semaine , Que m'apporteriez vous !
MARCEL
Ma gibecière pleine.
LAROCHE
Oui...
Pleine de billets dour.
( A Adolphe. ) Monsieur , je vous félicite d'une pareille
conquête... le beau style ! ( // /// ) a Je n'manquerons pa»
V d'épouseux qui vous valout ben. »
MARCEL
Mais } monsieur , c'est à moi qu'elle écrit ^.a...
Ah c'est à vous ?... en vérité ?
ADOLPHE
Maïs , oui , mon père , cette lettre est pour Marcel. ^
LAROCHE
Et vous aussi , monsieur ? le détour est ingénieux...