‹ Le vieux chasseurChapitre 29 sur 56 · LA R 0 C H E · texte numérisé non relu

LA R 0 C H E

Allons. ..parlez donc... que me direz vous?. .. que vous venez de la ch.asse , que vous n'avez rien trouvé , que les braconniers détruisent tout le gibier, que vous vous êleség are, que sais-je, moi ?... aTouez plutôt que c'est l'amour qui vous amène ici , que c'est le lieu d'un rendez-vous... qus vous croyiez y rencontrer celle à qui je vous ai défendu de parler... n'espérez pas m'abuse r davantage, je vous fais rejoindre dès demain votre corps . . . oui , monsieur , vous partirez . . . je vois où vos folies pourraient vous entraîner, et je saurai... ADOLPHE , feignant de coucher un lièvre en j'.ue.

Chut ! mon père,..

Comment! m'imposer silence ?

Vous all«z l'effrayer,..

LAROCHE

L'effrayer?... oh ! c'est bien lui que les menaces intimident..,

ADOLPHE

Mais , mon père , vous ne voyez dojic pas? ( Il ajuste du côté du bois. )

L A R o c H 'c ^ prenant son fusil et ajustant. Quoi donc ?... un lièvre ?•..

ADOLPHE

Tenez... tenez...

Air : De la Signera malade.

Mais faites donc silence'.

Au gîte, il se blotit , Il 9c lève, il avance.

Il est donc bien petit?

Mon dieu ! que ces bois sont touffus!

Je ne vois rien.

ADOLPiTB,' a part.

Ni moi non plus.

Ukncr.1., à part, allant chercher la lettre à la. fontaine.

L'instant est favorable.

Moi , je me donne au diable.

Il s'éloigne, je croi.

LA ROCHE, a part.

Je pense, sur ma foi ,

Qu'on se moque «le moi.

MARC £ I,, a part, •g / Sous ce vase, je iloi

Trouver un mot pour moi.

fï^l Anoi-PHE,a part.

Cette ruse est, ma foi ,

Très-heureuse pour moi.

A R • c H £ , appercevant Marcel- Ah ! coquin , je vous y prends... c'est donc vous qui êtes chargé de retirer les lettres? voilà celle que vous cherche»... (a Adolphe.) Ah I c'était encore une ruse?. ..Vous me la paierez, (a Marcel. ) Et vous , monsieur , dès ce moment , vous n'êtes plus à mon service.

MARCEL

Comment, monsieur , vous voulez ?...

LAROCHE

Posez-làce fusil.

Air : Dans la vigne à Claudine.

Je veux un ganle-chasse , Et non pas un facteur ; Si, jusqu'à faire grâce , Je poussais la douceur , Au bout d'une semaine , Que m'apporteriez vous !

MARCEL

Ma gibecière pleine.

LAROCHE

Oui...

Pleine de billets dour.

( A Adolphe. ) Monsieur , je vous félicite d'une pareille

conquête... le beau style ! ( // /// ) a Je n'manquerons pa»

V d'épouseux qui vous valout ben. »

MARCEL

Mais } monsieur , c'est à moi qu'elle écrit ^.a...

Ah c'est à vous ?... en vérité ?

ADOLPHE

Maïs , oui , mon père , cette lettre est pour Marcel. ^

LAROCHE

Et vous aussi , monsieur ? le détour est ingénieux...

Page 1