SCENE PREMIERE
M É D A R D , Villageois et Villageoises. C H OE U R.
Air : du Vaudeville des Préventions.
V 0!Ci nos bouquets
Déji prêts ; Maïs le Sun du cor Le relient encor.
Est-il pour le cœur D'un chasseur , Un jour aussi cher Qup la Sr.-Huben?
C'rst à son âj^e un tour de force Que trétre loujonrs à l'atïûr, On a brftiô vinj^t t'ois l'amorce , Sans attcintire une f.<is le but.
c H OE u s.
Voici nos bouquets , etc.
.Le liôvre dontil suit la trace Attend le coup sans s'effrayer, Et ce n'est que depuis qu'il chasse , Qu'on voit augmenter le gibier.
C U OE t) R .
Voici nos bouquets , etc.
Souvent nous tremblons a sa vue , Mais «"n lui tout prouve un l)on cœur. Et lorsque par hasard il tue , Ah ! comme il est de bonne humeur !
C H OB u R.
Voici nos bouquets , etc.
Allons, mes atiis, M. de Laroclie va arriver... Tite , sur deux rangs... les garçons d'un côté... les demoiselles de l'autre. Ah ! ça, vous vous souvenez... les filles parleront lei premières....
LES TILLAGEOISES.
Oui , oui , oui , nous parlerons les premières.
Allons, les voiià parties... (.regardant du coté de la grille.) Chut ! chut ! i'apperçois quelqu'un au bout del'avenue... eli ! c'est la mère Mitlhurine, la fermière de Marsilly. SaTezvous ben pourquoi elle vient? {les villageois et villageoises l'entonrent. ) C'est aujourd'hui le jour de l'adjudication de la terre de Marsilly.
TOUS
Bahl
Depuis vingt ans que le maître n'a. paru... ses créancieri faisaient le diable à quatre pour faire vendre son bien. M. de Laroche, qui a de l'argent gros comme lui , a payé to\it ça , et la terre ne peut pas lui échapper. Dam' ! c'est qu'elle est à sa convenance ! il trouve là des bois , des vignes , des bruyères , un déluge de gibier , qui se mocquera de lui } ce n'est pas I'embarr9.s... mais il aime ca.
* UNPATSAN.
C'esf^ourtant bien ma'.lieureux pour ce '|>fluvre M. Marsilly , qu'on oisait si brave hojnnie 5 et pouiquoi qu'il est parti, et qu'il n'est pas revenu?
Ali ! j'étais dans le bois , le jour qu'ils tirèrent l'épée , M. de Laroche , et lui 5 des gtns qui ne se connaissaient pas, qui ne s'étaient jamais vus... ch bien ! un maudit lièfre pour-
tant qui était venu se faire tuer sur la terre du voisin , fut cause de cette bataille-là. Jarny ! comme ils y allaient ! M. dé Laroche resta sur la place. 3'ons été plus de six mois sans savoir s'il en reviendrait.