SCENE XII
Les précède n s, excepté MATHURINE.
II O n T E N s E.
Ah ! monsieur , ne le jugez pas sur ui^ moment de vivacité. ,.
Le vieux Chasseur. I
ADO L r II E .
Mais , d» quel droit monsieur se permet-il de censurer mes actions ?
M A II s I I. L Y.
Du droit que me donnent mon ;\ge et Paniitiâ- qui m'unit au père de mademoiselle..
HORTENSE
A mon père ? { „ , ,
\ Lnsentole.
ADOLPHE
A son père ?
MARSI LLY.
Oui, il a été long-tems errant, malheureux j mais il touche à la llnde s«s chagrins.
HORTENSE
Air : Quand toi t'en vas de la case. (De Paul et Virginie.)
Eloigné de sa famille ,
Quels maux il a ilu souffrir I
lit quel autre que sa fille ,
Aurait tiû les ailoucir I Ali ! tle lui , parlez moi île grâce... Prononce-t-il souvent mon nom ? Il vient... je le vois .. je l'embrasse... Ali ! j'en perdrai la raison.^
MA R s I r. i. Y.
Je n'y résiste plus : apprenez qu'il m'a chargé de vous ramener près de lui.
ADOLPHE
Qu'entends-je?
Il est tems de le rendre témoin de ces doux transports ) ton impatience égale au moins la vôtre... jiartons. A D o L !• n K.
Elle ne partira pas, ou je la suivrai.
HORTENSE
Oui, mon ami, mon père vous verra, vous aimera sans doute, et si je lui suis ciière, il ne voudra pas nous séparer.
Avez-vous oublié la haine qui divise vos deux Hi mi lies ? l'aveu de votre amour ne ferait qu'irriter davantage votre père } ainsi renoncez à ce projet , et ue retardez plus un moment qui doit être le plus beau de sa vie.
Oui , vous m'onvifz les yeux, je sens que je dois sacrifier mon bonheur à celui d'Hortense ; mais au moins, promettez moi fie plaiJer ma cause auprès de monsieur de Marsiliy.
Vous voyez bien, Monsieur , qu'il e^t raisonnable.
ADO L p H E.
Air : Du vatid d'Honorine.
PitfS-lui l)irn que de ni;i vio Il a ilëtriiit le clianiie le- plus iloiix , 0"''i son bonlicnr jo snrrUir L'uniquo bien ilonf. mon cœur soit joloux; Et s'il faut qu'une liain'' ;i('frciise S'oppose toujours .'i nus vœux, Ap|)rcnez moi qu'elle est lieurcuse, Et je serai moins mallu-uieux.
Il m'intéresse ; pourquoi f.iut-il quo des souvenirs trop cruels me défendentde songer à cette aliiaii'.e ?