ANN II S
M'aimes-tu ?
lavinia, se retourne avec u» élan de colère impétueuse.
Je te hais.
De tous les déshonneurs j’accepte la torture. Pour le droit d’insulter ta lâche dictature.
Pour grandir ton forfait en proclamant ici Que je te hais!
* Annius, Lavinia.
annius, à part.
Allons, je l'aime mieux ainsi.
LAVINIA
Est-ce donc que je dois profaner ma prière Dans l'antre de l’hyène à la dent meurtrière?
Un jour nos sénateurs, dans le temple des lois, Se virent investis par des brigands gaulois :
Pas un d’eux ne s’émut de cette populace,
Et tous ces grands vieillards moururent à leur place; Car celui-là que rien ne peut plus secourir Est à demi vainqueur quand il sait bien mourir. annius va froidrment à la porte du fond , l'ouvre et parle à ses esclaves assemblés.
Vous, esclaves de Gaule, à la force athlétique. Rangez-vous en dehors sous le dernier portique ; Ceignez autour de vous des glaives bien trempés, Et, si quelqu'insolent vous approche, frappez!
corax. [ pleure
Maître, un vieillard tremblant qui menace et qui Vient au seuil du logis d’arriver tout à l’heure.
Frappez !
lavinia.
O bon Titus!
ANNIUS
Frappez !
lavinia.
0 nuit d'effroi!
Malheur à toi, (.imber, malheur !
ANNIUS
Elle est à moi.