ACTE CINQUIÈME
Le Triclinium chez Caï us Marius. Le* murs sont en pierre, chargés de trophées d'armes; des faisceaux de pique* soutiennent de larges draperies d’un vert sombre, qui masquent la porte du fond. Deux lits de fp«tiu, mi bois d'ébène incrusté il'ivorrs, garnis de coussins riches et moelleux, sont placés dan-, les tient angles. Au milieu est un monoposte supportant le* débris d'un splendide festin, des amphores de vins vieux, des aiguières d'or, des coupes, une vaisselle riche et somptueuse. Sur le lit, du côté gailthe, Marias, .pâle, malade, l’œil cave, la bouche flétrie, à demi couché, entouré d’un large manteau rouge; son front est couronné de ro-es; ses bras «ont nus et décharnés Autour de son lit, sont debout de jeunes et belles Esclave* et des Joueurs de flûte; les jeunes filles tiennent en main les aiguières et les coupe* ; d'autres des lyres. à deux cordes ; d'autres de larges éventails en plumes de paon ; d'autres des Uiyrses mêlés de lierres et de grappes de raisin. Une jeune Bacchante, couverte d'une peau de tigre, le sein demi-nu, le front couronné de vigne et de ro*es. est accoudée au pied du fit du consul*: elle a l'œil brillant et le sourire au visage.— An fond est un groupe de prêtres . de flamines , d'aruspice* , d'astrologues aux costume* étranges , de devins et de victimaires. Tous observent le plus profond silence. — Sur la droite, Cüina est debout, les bras croisés, contemplant le malade avec un demi-sourire. — Marius s’agite un moment ; il laisse échapper une partie de son manteau, et montre ainsi sa poitrine décharnée , haletante et velue , puis il retombe accablé.