‹ Le vieux cordelier (volume 2)Chapitre 23 sur 58 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

^antichambre.

Barâillou , député , connu par des ouvrages pleins d'érudition , avait besoin d'un passe-port du comité de salut public pour aller dans son département , à la suite d'un procès duquel dépendait toute sa fortune; il ne pouvait en aborder les membres. Il m'engagea de parleir \ Barère et autres. Je le fis inutilement. Le rencontrant^ peu après , dans rântichambre du comité , j'essayai de le Taire entrer ; mes efforts furent encore vains : je parlai h Barère , à Collot , à Robespierre. Barère disait : Quel est cet homme là ? Robespierre : Les députés doivent res^ ter à leur poste, Collot m'avait déjà dit : Point d'affaires particulières.

Robespierre passait d'un appartement à l'autre. Gom* me je me retirais, je dis ces uvots : le tribunal réuolution" noire iégaiera demain à f affaire de la Mère de Dieu. Surpris, irrité, il répond : Co/nme/i£/ êles^vous 5lirP Plein de feu , après une pause : Des conspirations chimériques pour en cacher de réelles.

a 82 LES MYSTÈRES

On a fait attention sans doute à la tyrannie des décem- YÎrs sur la Convention nationale dont un des membres, des plus distingués , est réduit à faire antichambre auprès de ses collègues , et à employer un faible intermédiaire pour parvenir jusqu'à eux ; mais on doit faire plus d'attention au sens des derniers mots dé Robespierre, plus étendus dans son discours du 8 thermidor.

> <WW<t^^<W»r%< W » l% m W^W%»»%%i1»lW<llK»0**W— «MM

Page 1