CONCLUSION
Il ne me reste plus qu'à vous remercier de votre bienveillante attention. Nos historiens ont tracé à courts traits les événements de cette journée néfaste, le cadre étroit d'une histoire générale ne leur permettant pas de faire plus. A peine si Garneau et Ferland lui consacrent une page ou deux de leurs volumes. M. de Belmont et Parkman sont plus complets. Depuis quelques années, des documents nouveaux relatifs à l'histoire du pays arrivent en abondance, et j'en ai profité pour vous offrir un récit plus détaillé. J'ai consulté la collection de Manuscrits, publiée par le gouvernement de Québec, et aussi les archives du gouvernement d'Ottawa, les annales de la
(1) Le fort Rolland.
(2) Collection de Manuscrits, vol, 1, p. 570.
Société Royale du Canada, les volumes de Mgr Tanguay, les archives de Lachine et de Montréal, les anciennes cartes et le • Vieux Montréal " de M. Morin, la collection Margry, Paillon, Suite, et enfin le livre-terrier et le premier plan de la seigneurie de Montréal, et, comme citoyen «le Lachine et votre député, curieux comme vous l'êtes de connaître le passé de votre paroisse, je viens vous offrir le résultat de mes recherches, espérant qu'il vous sera de quelque intérêt. D'autres pourront compléter et continuel- cette histoire jusqu'à nos jours.
Ce travail, si imparfait qu'il soit, servira au moins à vous démontrer les immenses progrès que notre paroisse a faits depuis deux siècle-, La race qui harcelait nos ancêtres est disparue, et les Européens sont restés maîtres du sol. Là où se trouvaient jadis des forêts, «les canots de guerriers sauvages, des chantiers de colons, des forts et des redoutes, vous voyez des riches champs, des jardins et des parterres, des coquets cottages, des résidences princières, des villas, des manufactures, des clochers et des coupoles, des tours et des tourelles, des aqueducs et des canaux, des bateaux à vapeur, des télégraphes et des téléphones, des chemins de fer, la lumière électrique, enfin partout le progrès qui s'avance à pas prodigieux. Du train que vont les choses, il est impossible de prédire ce que sera Lachine lorsque nos descendants se réuniront pour commémorer à leur tour ce jour de deuil. Avec le reste de l'île, il formera probablement une seule et même grande cité. Quel que soit le degré de perfection et de développement que dos fils obtiennent, ils ne pourront s'empêcher de répéter avec notre poète lauréat :
■ Et que chacun, devant ce passé disparu,
- dise, en contemplant le chemin parcouru, •• Nos aïeux étaient grands. Sachons suivre leurs tra<
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