‹ Le vieux Lachine [microforme]Chapitre 25 sur 61 · LES IROQUOIS DÉCIDENT DE SE VENGER · texte numérisé non relu

LES IROQUOIS DÉCIDENT DE SE VENGER

À peine M. de Denonville avait-il quitté le pays des Iroquois, que toutes les Cinq-Nations s’assemblèrent et décidèrent de fondre sur nos côtes. ‘ Ils firent le moins de

(1) Collection de Manuscrits, vol 1, pp. #18, 426, 454 et 485,

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bruit possible et s'organiserent en silence pendant l’année 1688. La nouvelle de leur descente prochaine était néanmoins parvenue aux oreilles des autorités par l'entremise d’un sauvage, nominé Louis Ataviata. M. de Denonville ne voulut pas le croire et les Jésuites le raffermirent dans cette impression, disant que Louis Ataviata était un mauvais génie, Comme les Troquois ne donnaient aucun signe de vie, chacun se flattait qu'ils étaient humiliés et qu'ils allaient demander la paix. M. le chevalier de Vaudreuil, qui commandait à Montréal en l'absence de M. de Callières passé en France, le erut tellement qu'il permit aux officiers de la campagne de laisser leurs postes et invita tous les habitants à sortir des forts et à retourner à leurs habitations pour s’occuper des travaux des champs. Des nouvelles récentes venues de M. de Valrennes, commandant le fort Frontenac, étaient de nature à faire disparaître toute appréhension de danger. Les Iroquois s’y étaient arrêtés en descendant pour informer le commandant qu'ils allaient à Montréal faire la paix, et comme ils avaient quelques malades, ils le prièrent de leur laisser avoir son chirurgien et aussi le Père Millet, qui disposa le commandant à leur accorder cette faveur. Ces derniers partirent avec nos ennemis pour ne plus retourner au fort. Les [roquois envoyèrent le Père Millet à leur village, après l'avoir maltraité. Le chirurgien les suivit jusqu'à Lachine, où il s'échappa.

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