M. DE VAUDREUIL AU SECOURS DE LACHINE
M. de Vaudreuil arriva au fort Rolland en bon ordre. Le long de la route, en voyant les ravages de ces barbares, “il “ nous sembloit à tous,” continue ce même officier,” que nous “allions aux..... particulierement lorsque nous vismes des “ maisons embrasez, plusieurs habitans attachez et brulez.” Et cependant il n'avait vu que cette partie de la côte jusqu'au fort Rolland.
M. de Vaudreuil ne tarda pas à apprendre du chirurgien du fort Frontenae, qui s'était échappé, que l'ennemi était à une demi-lieue plus haut. Un bois assez épais le séparait du désert qui existait autour du fort Rolland. M. de Subercase poussa de l'avant ses volontaires. ‘“ A peine avions- “ nous entré dans le bois,” dit encore le même témoin oculaire, “ que le cry se fit de la guerre à l'avant, halte à la teste ; mon- “ sieur de Subercase ne voulut pas s'arrêter, courant au lieu “ de marcher ; mais monsieur de Vaudreuil le joignit qui luy “ dit qu’il avait ordre de monsieur le Marquis de Denonville “ de ne rien risquer et qu'il fallait relascher.
“Ils en vinrent aux gros mots, cependant il fallut chéir. Pen- “ dant cette halte, un officier et quelques soldats s’avancèrent “ dans les bois et sur leur route trouvèrent trois Iroquois qui “ dormaient. Ils les menèrent au camp. Cet exemple engagea * M. de Subercase à insister à son premier dessein qui tendait “ à la destruction entière des Iroquois, puisque toutes leurs “ forces estoient rassemblez dans leur camp et que les trois ‘“ quarts estoient morts yvres des eaux de vie qu'ils avaient “pris chez les habitants, ainsy que nous l’apprismes la nuit “ suivante par un habitant qui se sauva. Pour conclusion, “ nous relaschasmes au camp volant pour observer la conte- “ nance de lennemy qui passérent la nuit sans sentinelle, * comme il leur est ordinaire... ....
“ Le lendemain (1) on estoit en attention si l'ennemi ferait “ quelque mouvement. Vers 10 ñaeures, nous les vismes dou- “ bler au large de lisle de la Présentation, (lile Dorval) parce “qu'au dedans il y avoit un fort qui estoit très bien vardé et
(4)6 Août, Registre de Lachine, 2S octobre, 1694
Vag.
ma son Pier
D I et les
(2) 1 kRegisi laumc penda
Le SAR | nous ; des ” Et qu'au
rgien
tait à
parait e Suvionsulaire, : monu lieu qui luy onville
ir, Penncèrent LOIS qui ngageë tendait es leurs es trois avaient $s la nuit 1clusion, ln conteintinelle,
ii ferait nes doual) parce
h v'A rdé et
mm
EL
où trois Iroquois furent tuez ; ils se laissaient dériver dans “ leurs canots et vinrent attérer à une demy quart de lieue du “ fort. Quelques temps après ils commencèrent à défiler par “ pelotons à travers le désert, hors la portée du mousquet.”
sn