SCENE VIL
MATHIEU, sur te théâtre, LE MARQUIS, sur tê parapet.
MATHIEU, éas , et partant encore à son fiis. l'rcnds garde (|ue le pied ne le glisse.
LE MARQUIS
Silence!
MATHIEU
C'est qu'un malheur arrive si vite.
LE MARQUIS
Taisez-vous... il y a un soldat à la Porte Neuve... que nous n'avions pas vu...
MATHIEU. u
Ah! diable!... s'il avait au moins la discrétion de dormir... comme moi, quand je suis en faction... je ne vois jamais ce qui se passe.
LE MARQUIS, impatienté.
Taisez-vous donc!.», là, vous l'avez fait retourner... MATHIEU, effrayé.
Oh!,..
LE MARQUIS
Il l'aperçoit...
MATHIEU , élevant ia voix , et pariant à son fils. Remonte, remonte vite...
LE MARQUIS
Y pensez-vous... quarante pieds!...
MATHIEU
Dites-lui de remonter...
LE MARQUIS
Il est déjà en bas...
MATHIEU
C'est égal... je ne veux pas qu'il aille plus loin. UNE SENTINELLE , en defiors.
Qui vive!
MATHIEU , toujours à son fiis.
Ne réponds pas.
Lfi MARQUIS.
Chut!
LA smumLhE, pius vivement.
Qui vive ! ( Moment de silence.) {On entend uncoup d'arquebuse. Lamusique cesse.)
MATHIEU, avec un cri. Ah! malheureux!... il est tué! mon fils! mon pauvre
LE MARQUIS
Il n'est pas blessé.... je le vois courir!... MATHIEU, tombant accahîé sur les marches de V escalier. C'est égal, il n'en réchappera pas, ni moi non plus!
['perdant ia tête.) Mon (ils! je veux le voir... je veux qu'il revienne...
LA SENTINELLE
Alerte... aux armes!.. (Coups de taméour.) LE MARQUIS, descendant précipitamment.
Morbleu, c'est vous qui nous perdez entendez-vous ces cris? {on frappe en dehors.) Alain,
cours fermer les portes... barricade tout, et n'ouvre à personne...
ALAIN, sortant.
Oui, monsieur.
MATHIEU
Je m'y oppose... C'est ça, pour qu'ils mettent le feu à la maison. Ah!... c'est toi, Périnet?