SCÈNE
LES MÊMES, BETTEMBETT , passant sa téte à travers les
arbres,
BETTEMBETT.
Est-il parti?
NIGODING.
Vous l'avez donc vu? Vous en avez fait de belles, vous l'avez ramené ici.
BETTEMBBTT.
Je sais bien, je me suis trompé j dame ! j'ai tant de choses dans la tête. Mais il n'y a pas grand mal, j'ai trouvé le
moyen de nous introduire dans le château... j'ai tout disposé.
NIGODING.
Mais il ne £aut pas perdre un moment; il veut épouser Babiole ce soir même.
BETTEMBETT.
Laissez-le donc faire.
NIGODING.
Comment, laissez-le faire ?
BETTEMBETT.
Certainement! vous n'avez rien à craindre tant que le chapeau magique ne bouge pas ; ainsi . . .
NIGODING.
Oh! dece côtélà, je suis sur de la vertu de ma femme, et je. . . {Ici le chapeau commence à danser sur sa tête») Hein? qu'est-ce que je sens là?
BETTEMBETT , le luî renfonçant.
Un coup de vent , ce n'est rien.
NIGODING 5 de même.
Encore? ah! mon dieu!
Oh! oh! oh! là! ne nous emportons pas! Il est peut-être trop petit, est-ce qu-'il vous gêne?
NIGODING , le rattrapant.
Au contraire , il ne tient pas sur ma tête. (Sautctnt.) Scélérat d'OursicofF! coquin d'OursicofF!
GODICHMANN.
Tenez-vous donc.
BETTEMBETT.
Effectivement, il y a quelque chose , votre chef est à découvert.
GODICHMANN.
Et il va s'enrhumer.
( Le chapeau danse plus fort, et tous trois sautent en Vair pour le rattraper, )
NIGODING.
Dieux ! quel mauvais présage I Quel vilain chapeau vous m'avez donné!
BETTEMBETT , Sautont*
Ce n'est l'ien , renfoncez-le.
( if) )
I NIGODING, sautant aussù
Il ne vent pas tenir.
( Le chapeau danse toujours. )
BETTEMBETT.
Tenez ferme.
Oliî la , ia , comme il saute ! ma femme va la danser! ( Ici le chapeau s"* enlève, et disparaît par la gauche; ils sortent pour courir après. U orchestre joue Voir: « Bon voyage, cher Bumollet. » )
FIN nu PREMIER TABLEAU.
Le Théâtre change et représente un riche salon 5 porte de fond; et portes latérales. — A gauche du spectateur, une toilelle, un lavabo, soutenu par des cariatides.