‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 143 sur 367 · PIQUEURS · texte numérisé non relu

PIQUEURS

OURSICOFF.

Vous êtes sûr que c'était une fausse alerte , Tourtembec?

TOURTEMBEC.

Oui , Monseigneur ...

OURSICOFF.

J'ai pourtant vu deux ou trois drôles courir, autour du cbâteau. A-t-on arrêté cet individu, en noir, ou en rouge , pu en bleu, que j'ai aperçu sur la lisière du bois?

TOURTEMBEC.

Oui , Monseigneur \ c'était Pane du meunier qui paissait.

OURSICOFF j^^e/z^/f.

L'âne du meunier 1 . . . n'importe , qu'on le garde à vue ; il avait un air mystérieux, et ce vieux physicien est si habile à se contrefaire... ce pourrait bien être lui. Allez , Tourtembec , redoublez de soins , de vigilance , et surtout pressez les préparatifs de ma noce , avec cette adorable créature.

C Tourtembec sort)

BÂfilOLE.

Cruel ! qu'osez-vous dire ! . . . un autre hymen , quand mon époux respire encore. . . quand je ne suis pas veuve.

OURSICOFF.

Vous le serez bientôt, soyez tranquille, j'en fais mon Le Cousin de FausU 5

aiFaire. . . Mais je dois, avant tout, m'assurer de la survivance.

BABIOLE ^ vivement.

Non, jamais. . . ne l'espérez pas! songez à ma vertu !

GURSICOFF.

Babiole!., craignez de me pousser à bout, et d'élever dans line âme passionnée , ces mouvemens impétueux que la raison ne peut réprimer, lors mên^e qu'elle est maîtrisée par l'amour. Songez-y bien , Babiole 5 je suis doué d'une sensibilité qui me rend capable de tout, et la mort même de l'objet aimé ne m^arrêterait pas pour obtenir son cœur. ( on entend le son d'une harpe ^ d'un cor y et d^un tambour de basque « qui jouent la valse de Robin,) Qu'entends-jel quelle céleste harmonie !

BABIOLE , à part.

L'air favori de mon époux! oui , je le reconnais 5 nous le valsions ensemble, le jour même de nos noces.

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