‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 144 sur 367 · SCÈNE ÏX · texte numérisé non relu

SCÈNE ÏX

LES MÊMES, TOURTEMBEC.

TOUàTEMBEC.

Monseigneur , ce sont les musiciens et troubadours nomades que vous attendiez pour votre mariage ; ils se disent envoyés par le grand E.obin-des-Bois.

OURSICOFF.

Mon respectable oncle! j'aurais dû m'en douter h cette valse de famille. Qu'on les introduise avec tous les égards dûs h des artistes. Qu'on les fouille d'abord.

TOURTEMBEC.

"C'est déjà fait.

BABIOLE , à part. Je devine ! c'est mon cher Nigoding. Dieux! pourvu qu'il n'ait pas gardé ma lettre sur lui !

TOUPEITEMBEC.

Les voici !

( Tourtemhec a fait un si^nc , on introduit Bcttembett, Nigoding et Godichmann. )

SGÈm X.

LES MÊMES; NIGODING, en femme , portant une harpe ^ suspendue en sautoir i BETTEMBETT , déguisé et jouant du lambourde basque^ GODICHMANN , en turc , et donnant du cor y Suite.

( Musique.)

NIGODING , reconnaissant Babiole , et bas à Bettembett. C'est elle!

BETTE MBETT, .

Pas de bêtises , compte tes panses , et vas en mesure.

j/UGOBiiHQ ^ bas à Godichmann.

C'est elle î mon ami.

GODICHMANN , baS.

Ne me ponssez donc pas le coude, ça me dérange ie cor !

{La Musique cesse.)

OURSICOFF.

Salut , aimables artistes.

BABIOLE, à part.

Mon cœur ne m'avait pas trompe'! cette femme est mon mari.

BETTEMBETT.

Magnifique OursicolF, nous te remercions de l'accueil distingué qu'on nous a fait. Mais nous ne nous attendions pas à trouver à ta porte des employés de la douane.

OURSICOFF.

Comment, les insolens se seraient permis. . . Qu^est-ce qu'on vous a pris ?

BETTEMBETT.

Entr'autres inutilités. . . mon mouchoir de poche.

NIGODING , d'une voix forte.

Et une tabatière. . . qui m'est indispensable pour entretenir la fraîcheur de ma voix.

OURSICOFF , le regardant d'un air de défiance. Oh ! oh ! pour une femme, voilà un organe bien fort»

BETTEMBETT.

C'est une voix de conts'alto.

( 20 ) NIGODING.

Seigneur. . . en Italie , c'est l'usage. . . on voit des jeunes filles qui ont des voix de Stentor ; et des gros garçons bien nourris, qui ont des voix de demoiselles.

OURSICOFF^

C'est juste.

TOURTEMBEC , donnant la tabatière à Oursiçojf* Voici la tabatière en question.

OURSICOFF , la prenant.

C'est bien; sachons d'abord quels sont vos talens , et ce que vous pouvez faire pour amuser ma société.

bj:ttembett.

Tout ce qui vous sera agréable , Monseigneur. S^vCï-vous l'Italien?

OURSICOFF.

Non.

GODICHMANN.

Bien , nous vous chanterons de Tltalien.

IWGODING <f faisant une roulade.

Oh ! oh ! oh oh ! pieta ! félicita !

BETTEMBETT.

Savez-rvous l'Anglais?

PURSICOFF.

Du tout !

NIGODING.

Ah ! que c'est heureux. . . nous vous jouprons une tragédie anglaise.

OURSICOFF.

Mais je n'y comprendrai rien , . .

BETTEMBETT.

C'est égal, vous aurez l'air de vous amuser, et vous applaudirez de confiance , ce sera comme à Paris.

GODICHMAIïîî.

Enfin , si vous l'aimez mieux , nous pouvons offrir à vos regards une troupe de danseurs , d'autant plus étonnant , que ce sont tous des quadrupèdes, volatiles, reptiles, poissons et autres cétacés. . . aussi instruits que vgus et moi.

OURÇICOFF.

Ce doit être fort curieux. Parbleu ? en ma qualité de chasseur, je donne la préférence aux animaux. ( A Babiole. )

Asseyons-nous , charmante Babioie ; et vous , commencez , artistes nomades.

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