‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 145 sur 367 · BALLET · texte numérisé non relu

BALLET

{Ici B^ttembett fait entrer um troupe de danseurs , habillés £une manière grotesque, et ayant tous des têtes (f animaux, comme dans les mét imorphoses du jour» Us exécutent un intermède , dans lequel t etlembett, Godichmann et Nigoding figurent 5 ce dernier cherche toujours , en jouant sa scène , à se rapprocher de Babiole ; à la fin il parvient à passer derrière elle , et lui dit : )

NIGODING, à voix basse.

Ce soir, à minuit, laissez votre porte ouverte. ouRSicoFF , levant»

Hein?

( Les danses reprennent avec vivacité. A la dernière figure , Bettembett tombe par terre , et le fJalletfinit»)

OURsicoFF 5 à Bettembett.

Je suis très-content des poissons, des. . . C'est assez . . . je vous fais compliment sur votre grâce et votre légèreté. ( A part.) J'ai remarqué des signes d'intelligence ! (Etant , et passant près de Nigoding. ) S'ils n'ont pas d'engagement à Tannée, je pourrai les retenir à mon service.

BABIOLE , à part.

O bonheur ! il resterait près de moi!

NIGODING , bas à Bettembett. Acceptez vite.

OURSICOFF, tirant la tabatière, et la faisant jouer entre ses

doigts.

Je pense que nous nous entendrons facilement pour les conditions. ( A part, et regardant la tabatière.) Que vois-je! des signes cabalistiques sur cette tabatière . . . excellente prise. . , c'est sans doute quelque piège. .

BETTEMBETT.

Oh ! mon dieu, nous ne sommes pas exigeans.

OUBSICOFF.

Encore faut-il savoir . . . Voyons , que voulez - vous par an?

BETTEMBETT.

C'est tout simple , nous ne voulons , en fait d'aj>pointemens, que la table, le logement.

OURSICOFF , lui offrant du tabac.

En usez-vous ?

BETTEMBETT , en prenant par distraction»

Bien honnête . . . nous ne voulons uniquement. . . dis-je... que ... {il prend sa prise , et se met à parler comme un écolier qui récite sa leçon, ) que vous enlever la belle Babiole , qui est la femme de mon élève , que voilà. . . que vous lui avez soufflée, comme un scélérat que vous êtes 3 et quand nous aurons réussi, il l'épousera à votre nez, comme vous l'avez mérité ! . . . comme vous l'avez mérité.

OURSICOFF.

Qu'entends-je?

BABIOLE, NIGODING, GODICHMAHN.

Ah ! mon dieu !

GODICHMANN.

Qu'est-c' qu'il dit donc ?

NIGODING.

C'est le damné tabac qui fait des siennes !

BABIOLE

Nous sommes. perdus!

BETTEMBETT , secouant son jabot* C'est comme j'ai l'honneur de vous le dire.

OURSICOFF.

Ah! je ne m'étais pas trompé, je les tiens !

BETTEMBETT , étcrnuant, A vos souhaits !

NIGODING.

Que le diable vous emporte.

OURSICOFF , appelant, A moi , mes piqueurs ! mes valets ! accourez tous !

( Musique,)

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