SCÈNE XII
BABIOLE, ensuite BETTEMBETT.
BABIOLE, éperdue.
Il va périr. . . Oui ^ j'ai lu sa mort dans les yeux d'Our* sicoff... et c'est moi qui suis cause ! . . . Fidèle amant , trop fidèle époux ! voilà pourtant ce que c^est que d'avoir une femme attachée à ses devoirs. . . . que vais-je devenir ? . * . malheureuse ! . . .
BETTEMBETT , sans être vu.
Espère encore.
BABIOLE
Qu'ai- je entendu?. . . et qui donc m'a parlé?
BETTEMBETT , t/e /ne/we.
Moi!...
BABIOLE , troublée.
Encore! . . . je ne vois rien . . je tremble. Qui donc m'adresse la parole ?^
BETTEMBETT.
Le lavabo!
BABIOLE
Est-il possible !
BETTEMBETT.
Voilà. ( Il passe sa tête au-dessus du vase, de manière qi/il semble être dans un plat à barbe» ) BABIOLE.
Grand dieu ! c'est vous . . . craignez ïa fureur d'OursicofF.
BETTEMBETT.
Bans la position oîi je suis. . . je m'en lave les mains !...
BABIOLE j effrayée.
Je crois que je l'entends. » .
BETTEMBETT, disparaissant*
Oh!...
BABIOLE
Non. . . non. . . je me trompais. . . personne! . . .
BETTEMBETT , remontrant sa tête.
Prenez donc garde , que diable . . . on ne fait pas des] paurs comme ça . . .
BABIOLEi
Èt quel est,vt)tre espoir?... qui pourra sauver mon mari
BETTEMBETT.
Vous seule, ma chère Babiole. J'ai enfin découvert le secret du pouvoir d'Oursicoff ; et s'il e'tait possible de le lui enlever ! . . .
BABiotE , avec joie.
A quoi tient-il?
BETTEMBETT.
A ses moustaches.
BABIOLE
Que dites-vous ?
BETTEMBETT.
ii'une la droite , lui sounaet les élémens , le tonnerre les nuages , la grêle et géne'ralement tout le matériel de la nature!. . . l'autre, vous devinez que c'est la gauche, lui donne le pouvoir de se transfornier et de prendre toutes les figures qu'il lui plait. . .
BABIOLE
Comment puis-je vous servir?
BETT'EMBETT.
Engagez -le à se faire raser... e^t je me charge du resté.
BABIOLE
Il serait possible!...
BETTEMBETT.
Je Tentends... du courage... disparais !...
( Musique, Il disparait, )