‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 159 sur 367 · MÉLODRAME EN TROIS ACTES · texte numérisé non relu

MÉLODRAME EN TROIS ACTES

( Le théâtre représente un salon octogone et peu profond. Les portes sont dans les deux angles du fond. A gauche , une porte vitrée qui conduit au jardin ; à droite, une porte qui conduit à la chambre de Noémi : en tout, quatre portes.)

SCEm PHEMIERE»

(On entend, au lever du rideau, le bruit d'un tambour qui bat la march'e accélérée. Il commence à droite , traverse le fond et se perd à gauche. )

ESTELLE, NOÉMI, (i)

ESTELLE entre en courant par ta porte du fond d gauche; elîe va ouvrir la porte vitrée.

Qu'est-ce que cela? Viens donc voir, ma sœur; mais viens donc vite. Tu n'es guère curieuse : on voit bien que tu n'habites pas le couvent. Vivent les pensionnaires pour tout voir, tout savoir. . . C'est si amusant!

noÉmi , regardant par la croisée.

( Le bruit du tambour est trcs-éloigné. }

Ces pauvres soldats ! ils sont presque tous infirmes.

(i) Les personnages sont placés au théâtre comme les acteurs en tête de chaque scène. Les indications de droite et de gauche sont censées prises du parterre.

ESTELLE

Sans doute; ils reviennent de la guerre. (

NOÉMI

Comme ils marchent avec peine, comme ils paraissent fatigués ! Si nous les faisions entrer pour leur offrir quelque$ secours?

ESTELLE

Ypenses-tu, Noémi? En l'absence de notre père, donner asile à des soldats ! i

NOÉMI

Nesont-ce pas des Français, des compatriotes? Ne viennent-ils pas d'exposer leurs jours pour nous défendre? Ne sont-ils pas souffrans , malheureux ?

ESTELLE

Je ne suis pas obligée. ... Ah ! voici ma victime. » . . Je vais la faire enrager.

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