SCÈNE XII
W DE BRUClïSAL , un Chef d'Office,
M' DE BRUCHSÂL.
Que voulez-vous , mon ami ?
LE CHEF d'office.
Pardon, monsieur... je désirerais parler à M'"'^ ou à M" de Bruchsal . . .
M. DE BRUCHSAL, avec humeur.
Madame î. . . M"^ de Bruchsal, c'est moi.
LE CHEF d'office.
Vous , monsieur ! . . . eh bien , je m'en doutais presque ;
Farce qu'à la tournure , quoique je n'eusse pas encore eu honneur de voir monsieur. . . (I>'«?i aù' satisfait. ) Monsieur a-t-il été content du déjeûner?
Mr DE BRUCHSÀL, le regardant.
Du déjeûner ? . . .
LE CHEF d'office.
Celui que m'a commandé votre valet de chambre.
M-^ DE BRUCHSAL, à part.
Voyez-vous, ce gourmand de Michel. . .
LE CHEF d'office.
Ce n'était qu'un ambigu , comme monsieur l'avait désiré . . . mais le dîner de noce sera beaucoup mieux.
M' DE BRUCHSAL.
Le dîner de noce ... et quelle noce 7
LE CHEF d'office.
La vôtre.
M' DE BRUCHSAL.
La mienne ! . . .
LE CHEF d'office.
Je pense du moins que la cérémonie est terminée, puisque vous voilà de retour.
M' DE BRUCHSAL.
Je suis marié ! .. . moi ?
LE CHEF d'oFFICK.
De ce malin... c'est un mariage qui fait assez de bruil... la file (les voilures lenail loulc la rue.
M. DK BI\UCHSAL, se levant.
Toule la rue ! . . . est-ce «lue par hasard ce serait u>a noce que j'ai vu passer ?
LE CHEF d'office.
Eh ! oui , monsieur. . . toute la ville vous le dira.
Mr DE BRUCHSAL, s' emportant.
Eh! moihleu, toute la ville a perdu la tête , et vous aussi... je suis garçon... grâce au ciel, et si vous en doutez encore... tenez, voilà mon domestique qui vous le certifiera . . . Arrive donc. . .