SCÈNE X
Les mêmes , ESTELLE, puis MICHEL et BERNADILLE-
^STELL^ sortant de la chaumière et parlant d la cantonnade. Oui.... ici, sur la pelouse. Disposez tout comme Tannée dernière, [apercevant Gustave, ) Bah!. . . ç'a n'est pas possible!. . . . Comment, c'est vous, nljnsieur Gustave? MicuEL, sortant de chez lui.
Voircmçnt oui, c'est M. Gustave. #
BERNADiLLE, de même.
Lui-même!. . . c'est quasiuieiit comme un rêve!
ESTELLE
Oh! quel bonheur! papa sera bien content, moi aussi toi aussi , n'est-ce pas Noémi ?
' GUSTAVE
Voulez-vous me permettre de vous embrasser ?
ESTELLE
Certainement, je vous le permets; je vous en prie même. Deux épaulettes? .. . Vous êtes donc colonel ?. . . Ah ! je vous en fais mon compliment.
GUSTAVE
L'aimable Estelle a conservé son joli caractère.
ESTELLE
• Certainement; on dit que cela me va bien. Quel bonîieur que nous ayons justement une fête aujourd'hui, votre arrivée en doublera le plaisir. Viens, Michel, viens m'aider à rassembler tout notre monde.
( Elle sort avec MicUel.'^
scÈr^E SI.
NOÉMI, GUSTAVE, BERNADILLE.
Mais d'où vient donc, Bernadille , cette attention marquée avec laquelle tu considères Gustave ?
BERNADILLE.
C'est qu'voyez-vous, Mam'zelle, j 'sommes frappée d'ia ressemblance qui gnia entr' li^j^et not' fieu. Pas vrai qu'c'est absolument ça? Comme deux gouttes d'iau, quoi !
GUSTAVE
Que veut dire Bernadille ?
BERNADILLE.
Comment ?... Est-ce que Monsieur n'sait pas...?
GUSTAVE
Mais... non.
NOÉMI
, Tu n'as donc pas reçu mes lettres?
GUSTAVE
Pas une.
BERNADILLE.
V'Ià c'que c'est. Dam', drès qu'Monsieur n*a pas reçu vos lettres 5 n'y peut rien savoir.
NOÉMI
Elles te disaient... .
Oui^, air Vo'ds disaient ça. AU' vous disaient que d'puis un an, vous êtes le père d'ia plus jolie petite créature qu'on puisse voir , quoi !
GUSTAVE
Qu'entends-je ? il se pourrait I
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