‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 185 sur 367 · NOÉMI , GUSTAVE · texte numérisé non relu

NOÉMI , GUSTAVE

GITSTAVE.

L'excellent cœur!

NOEMI.

Que ne lui devrai-je pas, s'il parvient à faire notre paix!... Mais, Gifttave, explique-moi donc le prodige qui te rend à ma tendresse. {Ils vont s'asseoir sur un banc placé vis-à-vis de l'habitation de Michel.) Hier seulement j'ai reçu cette lettre fatale qui m^enlevait toute espérance.

GUSTAVE

Hierl... je le conçois, le pauvre soldat qui te l'a remise n'a pas eu comme moi le moyen d^abréger les distances. Au surplus ce retard m'a servi au-delà de mes souhaits. Je redoutais l'impression de cette lettre , écrite dans un moment où je voyais la mort prête à frapper ton malheureux ami. Piftt au ciel que mon message ne te fût point arrivé ! je t'aurais épargné une journée d'angoisses.

0 NOÉMI

Hélas! sans mon père qui a découvert mon dessein et m'a menacé de sa colère, tu ne m'aurais plus trouvée.

J'allais m*embarquer cette nuit à Port-Vendre, sur un vaisseau chargé pour la Russie.

GUSTAVE, la serrant sur son cœur avec effroi,

Que me dis-tu ?...

TîOÉMI.

Ah ! Gustave !. . . mon ami î si j'étais partie!. . je frémis d'y penser.

GUSTAVE

Éloignons ces idées affligeantes, ma Noémi. Nous pourrons donc enfin les réaliser, c|s rêves enchanteurs dont nous avons tant de fois embelli notre avenir ! Nous voilà fixés à jamais au milieu de nos parens, de nos arnis. Quelle jouissance nous goûterons à répandre autour de nous les bienfaits d'une fortune acquise au prix de mon sang! toi surtout, dont l'âme est si compatissante, si bonne î Désormais on ne trouvera plus un seul indigent dans le pays habité par l'ange consolateur auquel j^ viens lier mon sort.

NOÉMI

Ah! Gustave! que! tableau délicieux!

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