SCÈNE XIV
NOÉm, GUSTAVE, ALBERT, ESTELLE, DOUCET, MICHEL, BERNADILLE, puis DUPONT, MAGIS- TRATS, ÉLECTEURS.
ALBERT, accourant par la droite et venant entre Noémi et Gustave,
Gustave , Noémi , prenez part à ma joie. Tout est oublié, votre père pardonne. Ce n'a pas été sans une vive résistance, mais , enfin, j'ai vaincu sa sévérité. Comment aurait-il pu se montrer inflexible, lorsqu'il vient de recevoir en même temps un témoignage de la laveur du souverain et ia plus grande marque d'eslimc de ses compatriotes?... L'assemblée Electorale l'a nommé député à une immense majorité. 11 vient lui-même d'annoncer votre prochain ugiariage i\ tout le monde ; la nouvelle vole de bouche en bouche , et vous allez, recevoir les doubles félicitalion» des notables du pays.
«XJSTÀVB.
Quel bonheur !
noëmi.
Cher Albert !... qui paiçra tant de bienfaits ?
ALBERT
Votre amitié.
VOIX , en dehors.
Vive le chevalier Dupont !
DUPONT, arrive suivi d'un nombreux cortège. Il a la crois» d' honneur.
Je suis vraiment confus.... Tant d^honneurs à la fois !... Ah! je reçois aujourd'hui la plus douce récompense des travaux de toute ma vie. Je m'en rendrai digne en maintenant de tout mon pouvoir nos institutions et nos lois. Vous tous, mes nobles concitoyens, recevez mon serment. Je jure de veiller sans cesse à votre repos et à la conservation de vos droits, comme le doit un fidèle et loyal député; je jure de poursuivre le crime, quelque soit le criminel , et de défendre , au péril de mes jours , votre indépendance et votre liberté.