LE BIJOUTIER
C'est votre valet de chambre , monsieur.
M. DE BRUCHSAL, courant à Michel.
Comment, drôle, c'est toi?
MICHEL, se débattant.
Eh J monsieur, prenez donc garde... ce doit être Taulre... votre nouveau,
M. DE BUUCHSAL.
Mon nouveau!, . .
MICHEL
Vous voyez, monsieur : pour un instant que je vous laisse seul, vous avez de jeunes domestiques. . . . vous avez fait
des dettes. . . . vous avez fait un mariage vous aurez
bientôt cinq ou six enfans.
M. DE BRUCHSAL.^
Des enfans!
MICHEL
Oui , monsieur... maintenant vous êtes capable de tout.
M. DE BRUCHSAL.
Je le jdeviendrai ! . . . Et sur quelles preuves oses-tu me soutenir. . .
MICHEL
Des preuves!... encore une que j'oubliais, et que j'ai là dans ma poche. . des lettres d'invitation que vous envoyez à votre nouvelle famille. (// lui montre plusieurs lettres.)
M. DE BKUCHSAL.
Des lettres. . . {En lisant quelques-unes.) Eh! oui , je les invite à venir à mon château de Ronsberg, où je me rends avec ma femme... Ah! quelque soit l'imposteur, je le tiens maintenant. {A Miche/.) Yile^ mes chevaux, ma voiture ! . . .
(Il va pour sortir.)
FINAL
Air du final du ler acte du plus beau jour de ia vie.
LES fournisseurs, s'opposant à sa sortie. Eh quoi! partir. . . sans solder ma facture!
Non , non , monsieur . . . c'est une horreur !
M. DE ERUCHSAL.
Je ne dois rien. . . allez vous-en au diable. LES FOURNISSEURS , lui barrant le passage. Gomme mari. . . vous êtes responsable, Et vous paierez...
M. DE BRUCHSAL
Quel complot effroyablet
MICHEL
Quel embarras !
TOUS
Vous ne partirez pas.
MICHEL, le calmant.
Monsieur . . . monsieur . . .
M. DE BRUCnSAL.
Redoutez ma colère !
MICHEL , à part.
Dieux ! il va se faire Une mauvaise an'alrc !