SCÈNE XVI
MICHEL, THÉRÈSE , «ccoM/wi^
THÉRÈSE
Michel I Michel! quel bonheur !.. J'n'en puis plus !
j'ai couru si vite!... J'ai parlé à mon oncle, il dit que tu es dans une excellente maison.... que M. le baron donne beaucoup à ses gens.
MICHEL, tâtanl sa joue.
Oui, je trouve qu'il donne trop.
THÉUÎiSE.
Il faut toujours prendre î
MICHEL
Pardi ! on est bien forcé de prendre.
THÉRr:SE.
Enfin , il si est <!)icliant(; de ta plac<;, qu'il consent à ce <jue nous soyons mariés des demain! —
s» 31 MICHEL, m'ec joie.
Dès demain ! . . . Est-il possible ! . . .
THÉRÈSE
Pourvu que tu fasses tout pour conserver une si bonne condition.
Je crois bien î {A part.) Quelle sottise j'allais faire ! v'ià une nouvelle qui raccommode bien des choses ; c'était un moment de vivacité. Après tout, j'avais un cheval qui donnait des ruades , et qui était bien la meilleure bête. . , M. le baron est peut-être comme ça î
THÉRÈSE
Qu'est-ce que tu dis donc ?
MICHEL
Rien , rien , je suis ravi , transporté.