SCÈNE PREMIÈRE
MATHILDE , ALPHONSE , deux femmes de chambre gui portent des cartons; ensuite VICTOR.
(Ils entrent par le fond; Mathilde donne à une de ses femmes son schall et son chapeau ; Alphonse jette de côté son manteau de voyage.)
ALPHONSE , donnant la main à Mathilde.
N'êtes-vous pas trop fatiguée , ma chère amie 7
MATHILDE , s'asse jant. Un peu.. . les chevaux allaient si vite.. . je me sens encore toute étourdie . . . mais ce ne sera rien.
ALPHONSE
Je vous demande pardon de ce brusque départ . . j'ai
voulu vous épargner les curieux, les visites on m'en
avait annoncé qui ne nous auraient pas été agréables. . .
MATHILDE
Vous avez très-bien fait, monsieur.
ALPHONSE
Et puis, dans ces premiers momens on n'est pas
fâché d'être seuls. . . et cliez soi. . . . Dans celle terre du moins , nous ne craindrons pas les imporluns. ( Regardant la table.) Je vois avec plaisir que Victor a fait exécuter mes
ordres Vous avez besoiu de prendre quelque chose,
n'est-ce pas? un fruit. . . une tasse de thé juslement
j'en ai demandé en descendant de voilure. . . Eh tenez , Je voilà ...
VICTOR , sortant du cabinet à gauche, apporte un plateau qu'il pose sur le gue'ridon, et, s'approchant d'Alphonse, il lui dit à voix basse :
A mon départ Tennemi était maître de la place,
ALPHONSE, bas à Victor.
Il était tems de se sauver. {Haut.) C'est bien, laisseznous. . . {Aux femmes de chambre, en leur montrant la porte à droite.') Voici l'appartement de votre maîtresse j vous pouvez le préparer, et vous retirer par le petit vestibule. Nous n'aurons plus besoin de vous.
(Les femmes entrent dans l'appartement, et Victor sort par le fond.)