BERTRAND
C'est bon ! n'oublie par la chambre de Saint-Y allier. ( Il ouvre la porte du bâtiment qui est en face le guichet et disparaît. )
LÉON , frappé d'étonnement.
Mon père !
ANTOINE , à mi-i^oix.
Silence !
LÉON
Il est ici ?
ANTOINE
Je voulais vous le cacher. . .
LÉON
Grands Dieux !
ANTOINE
Calmez-vous ! ^
LÉON, hors de lui.
Ses jours sont menacés ! Je veux le voir.
ANTOINE , uwement.
Eh bien I. . . eh bien î vous le verrez. , . mais , au nom du
ciel... pas d'imprudence... ou vous nous perdez tous
Suivez-moi.
[Musique. Antoine fait signe à Léon de le suivre, et après avoir regardé s'ils ne sont pas observés , ils sortent par la même porte que Bertrand.)
(Le théâtre change et représente une salle commune aux prisonniers. Au fond, des fenêtres garnies de barreaux de fer, avec un grand poêle, une chaise et des bancs. )