SCÈNE V
Les MÊMES , JULES , en uniforme d^élèi^e de V Ecole polytechnique y pantalon blanc. îl entre par la grille , et regarde de tous côtés.
JULES , à part.
J'ai beau regarder autour du parc , impossible de la voir.
MADELEINE , posant un plat de crème sur la table. Là ! . . . mettez-vous à table, . . mon oncle. ( ployant J ules. ) Tiens , un jeune homme !
JULES, ai^ec un peu d'embarras.
C'est bien ici que demeure M. Leblanc , qui a une belle manufacture?
MADELEINE
Oui , monsieur.
JULES
Et une fille charmante î... {Se reprenant.) Pourrait -on voir la manufacture?
MADELEINE
Elle (îst fermée aujourd'hui.
JULES , tristement et à part.
Allons... j'ai bien choisi mon prétexte !
Antoine , qui s'est le^'é.
C'est e'gal... si monsieur veut repasser... {Il le regarde. ) Demain... ou... ou après. {Il jette un cri de surprise. ) Ali! mon Dieu î
MADELEINE , effrayée.
Qu'a vez-vous donc , mon oncle ?
j ULES , étonné.
Comme vous êtes ému !
ANTOINE, balbutiant.
Ces traits... Il serait possible! {Il lui tend les bras.) M. Léon ! .
JULES
Vous vous trompez I... Je m'appelle Jules.
AUTomE , frappé.
Comment ! vous n'êtes pas Léon ?
JULES
C'était le nom de mon père... Léon de Saint- Vallier.