LEBLANC ET LE VICOMTE
Sa fortune ?. . . où est-elle ?. . .
ANTOINE , le regard fixe et montrant la droite. Là!... làl... près de cette porte... cette dalle...
(La musique commence ^ les acteurs sont groupés de côté, Antoine est seul au milieu du théâtre ; on prend une pioche 5 une pince et d'autres instrumens qui sont contre le mur. ) Air : Fragment final du premier acte des Deux Journées. LEBLANC, aux ouvriers , et les amenant près de la porte. Allons !
JULES
Je tremble !
LEBLANC, leur faisant signe d'enlever la pierre.
Dépéchons !
TOUS
Eh bien?...
Voyez ! . . . voyez ! . . . un' pierre . . . ( On l'enlève . )
TOUS
Eh bien ! . . .
JULES
Hélas ! j'en désespère î
TOUS
Eh bien?...
LES ouvBiERS, travaillant.
Rien encore ! . . .
LEBLANC , aux ouvriers .
Poursuivons...
Dépêchez-Tous...
ANTOINE
Enl'vez la terre...
LEBLANC
Creusez toujours.
TOUS
Eh bien ?.. . eh bien ?. . .
Le cœur me bat...
JULES
Le cœur me bat ! {bis.)
A peine je respire !
LES OUVRIERS, s' arrêtant.
Un' voûte!...
LEBLANC, regardant.
Un mur ! . . . il faut l'détruire !
ANTOINE, vivement.
Non, non... la dernière pierre... au-d'ssous De l'anneau d'fer... tirez à vousî...
C'est là!
TOUS
Grands Dieux ! à peine je respire !