SCÈNE IX
M"« DE LINSBOURG, M. DE BRUCHSAL.
M" ' DE LINSBOUKG
Je sens, monsieur, que ma présence en ces lieux a droit
de vous étonner et je vous dois l'explication de ma
conduite.
M. DE BRUCHSAL.
A merveille ! . . . j'allais vous la demander. . .
M'"' DE LINSBOURG.
J'ai d'abord été si opposée à ce mariage , que je n'ai pas même voulu y assister. . . mais je viens de voir Mathildc . . .
M. DE BRUCHSAL.
On la nomme Malhilde ?
Mme DE LINSBOURG , étonnée.
Oui , monsieur . . .
M. DE BRUCHSAL.
C'est un joli nom.
M""" Dli: LINSBOURG.
Je croyais ne la trouver que résignée" à son sort; mais point du tout; elle m'a semblé heureuse et satisfaite, et, malgré vos soixante ans, je croirais presque que vous avez su lui plaire.
M. DE BRUCHSAL.
Moi!.. . (///>«/•/.) J)écid<'njcnt, si c'estune plaisanterie, elle n'a rien d'effrayant, et nous verrons bien. . . {^A M""" de
COMiÎDlE-VAUUEVILLE. ^9
Lînsbourg.) Ma chère tante, vous avez peut-être l'habitude de vous retirer de bonne heure, et je crains qu'il ne soit déjà bien tard. . .
M™' DE LINSBOURG.
Je comprends, monsieur... Je vous laisse.
M. DEBRUCHSAL, lui offrant la main pour la reconduire. Voulez-vous me permettre , ma chère tante ?
M"^ DE LINSBOURG.
Volontiers; mon cher neveu. . .
( Elle sort ; M. de Bruchsal la conduit juscju'à la porte du fond.)