SCÈNE IX
Lord GAGE, Sir COKNEY.
Sir COKNEY.*
Il paraît que ce comte de Gorlitz ... je veux dire , il paraît que l'entretien est terminé.
Lord GAGE , s'asseyant à la table.
Oui , mon cher Cokney.
Sir COKNEY, à part.
Ah ! . . . c'est un Bohémien . . . (A lord Gage.) Maintenant, Excellence , que nous sommes seuls et que nous restons ici. . .
Lord GAGE.
Au contraire, vous allez retourner à la ville sur-le-champ porter cet ordre, que vous venez de transcrire, au commandant de place. . . {Lisant.') « J'entends qu'on ne donne » aucune suite à l'affaire du capitaine Arthur Winker ton, et » qu'il ne soit point inquiété à ce sujet. » ( // le signe et le donne à sir Cokney. )
Sir COKNEY.
C'est moi qui remettrai cet ordre !
Lord GAGE.
Et en même tems vous servirez de chevalier à ma fille et à sa mère , qui n'est pas bien portante , et qui sera mieux à la ville.
Sir COKNEY.
Oui, sir Cokney, deux missions à la fois. . . l'ordre au commandant,- la main à ces dames.. . Votre Excellence peut être sûre que je m'acquitterai de tout avec le même zèle ... la même discrétion.
Lord GAGE.
J'y compte . . . (A part.) Excellent moyen pour m'en déhdiTrasser. (Haut.) Sir Cokney, je vous souhaite un heureux voyage.
Sir COKNEY.
C'est fini ! . . . Son Excellence ne peut plus se passer de moi , et me voilà en faveur. [Lord Gage sort par le fond ^ et sir Cokney rentre dans le cabinet de milord. )
FIN DU PREMIER ACTE
Le the'âtre représente un appartement de l'auberge de la Couronne : une salle commune à tous les voyageurs. Porte au fond, et, de chaque côté de la porte, croisées donnant sur la mer. Portes latérales conduisant à différentes chambres. Sur le devant de la scène, à droite de l'acteur, une table avec une carte géographique. Dans le fond, et du même côté , un guéridon chargé de porcelaines.