‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 294 sur 367 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LIONEL , sans uniforme , une lorgnette à la main^ et regardant par la croisée du fond.

Je ne me trompe pas, c'est un vaisseau français. . . il Si' est détaché du reste de la flotte ... et depuis une heure il a jeté l'ancre... Si c'était M. de Courville... s'il m'attendait?. . . Mais comment me rendre à Lord sans attirer sur moi l'attention de nos ennemis . . . D'ailleurs ma présence est nécessaire en ces lieux. . . si je n'y suis pas , je les connais , on hésitera encore. . . Le gouverneur a déjà des soupçons ; le moindre délai peut renverser nos desseins. .. et ruiner à jamais la cause la plus noble et la plus juste... {^Sc promenant açec agitation.) A\il quel tourment! quel supplice que l'incertitude !.. . chaque instant d'attente abrège ma vie . . . et il faut encore affecter un visage serein, quand mille craintes viennent m'assaillir . . . Ah ! que les dangers du champ de bataille 'sont préférables . . . des dangers libres . . . une mort glorieuse qu'on peut braver , et qu'on n'est pas obligé d'attendre . . . Quel est ce bruit?. . . ce jeune Arthur Winkerton. . . qu'est-ce qu'un pareil étourdi vient faire ici? (i/ s'assied près de la table et prend un livre.') Il a pour moi une telle amitié que je ne pourrai plus m'en débarrasser.

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