‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 297 sur 367 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ZAMBARO , BATHILDE , conduits par JAK ; ARTHUR.

JAK, à Zatnbaro et à Bathilde.

Par ici. . . par ici. (// sort.)

3o LA BOHÉMIENNE,

Comment , morbleu ! tout est pris. . . il y a donc ici bien du monde ? . . . (y4 Arthur. ) Serviteur.

ARTHUR, saluant Bathilde , qui lui rend son salut.

Je vois que madame n'a pu trouver d'appartement. ' BATHILDE.

Non, monsieur... et il nous faut attendre dans cette salle y qui est commune à tous les voyageurs.

ZÀMBARO.

Comme c'est commode !... Pas pour moi... je suis fait à coucher en plein air. . . et à mon bord, je ne bouge pas du tillac. . . mais c'est pour ma nièce . . .

ARTHUR

Je suis désolé d'un pareil contre-tems. .. et si j'osais... je proposerais à inadame de lui céder l'appartement qui m'est échu en partage . . . appartement bien modeste , et peu digne de lui être offert. . . mais enfin. . .

BATHILDE

Yous êtes trop bon, monsieur. . . je ne veux pas abuser de votre complaisance. . . et un tel service. . .

ARTHUR

En l'acceptant, madame, c'est à moi que vous en rendrez un. . . c'est déjà un plaisir que d'être agréable à une jolie femme. . . et qui sait?. . . c'est peut-être un calcul de ma part. .. vous voilà mon obligée j et comme telle, vous me devez de la reconnaissance. . . je dis une reconnaissance relative.

BATHILDE

Et voilà justement, monsieur, ce qui m'engagerait à refuser.

ZAMBARO , passant entre Arthur et Bathilde. Eh ! morbleu, que de cérémonies ! . . . je n'entends rien h vos complimcns. . . Monsieur est honnête et galant. . . il ne fait que son devoir. . . il t'offre son appartement. . . ça te convient, ça t'arrange. . remercie-le, et n'en parlons plus. . . Nous acceptons, monsieur, et que ça finisse.

ARTHU» , à part.

Voilà un marin passablement brutal ! {liant.) Vous me perniellrez du moins de me présenter, non plus chez moi...

DRAME HISTORIQUE. 3r

mais chez vous. . . pour vous offrir mes hommages, et cuhiver la connaissance de monsieur votre oncle.

ZAMBARO.

Non, monsieur. . . Je viens ici pour mes affaires. . . . je n'aime pas le monde. . . la société. .. Désolé si ma franchise vous déplaît. . . je suis comme cela. . . et ce que je pense, je le dis tout haut. . . J'aime donc mieux être seul... mais ma nièce, c'est différent. . . elle est sa maîtresse. . . et vous savez que les Françaises n'ont jamais détesté les complimens. (// reprend sa place à droite.)

ARTHUR

Madame est Française .' . . . je m'en doutais î . . , Madame se rend à Boston.'^ . . . elle ne connaît pas sans doute la ville. . . ni les sociétés. . . J'y suis, j'ose le dire, assez répandu. . • j'y jouis de quelque considération... les Dragons de Virginie sont, en général, très-bien vus.. . c'est mon régiment. . .

ZAMBARO, bas.

C'est Lionel.

ARTHUR

Et je serai trop heureux ... si vous daignez me permettre de vous présenter. de vous servir de chevalier.

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