‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 298 sur 367 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Précédens , LIONEL , tenant une lettre à la main'^, LIONEL , à pari.

Ce pauvre Arthur doit être d'une impatience... ( Voyant Arthur qui cause avec Bathilde.) Eh ! mais il me semble qu'il a trouvé moyen de s'occuper. {lUui frappe légèrement sur l'épaule.)

ARTHUR , se retournant et l'apercevant.

Ah ! vous voilà, mon ami... une aventure délicieuse... une femme charmante.

LIONEL, bas, lui remettant une lettre.

La barque est prête à partir à l'instant.

ARTHUR

Vous restez, vous êtes bien heureux. . . je vous laisse ici pour me remplacer.

* Zambaro, Bathilde, Arthur, Lionel.

BATHILDE

Monsieur s'étoigne ?

ARTHUR

Oui, madame.

BA.THILDE, bas à Zatnbaro.

Et avec une lettre.

ZAMBARO.

C'est vrai. . . je ne l'avais pas vue.

LIONEL , regardant Batbiide , et passant auprès d'elle Eh ! mais , si je ne me trompe . . . ces traits si distingués ne me sont pas inconnus. . . et j'ai déjà eu, je crois, le plaisir de voir madame.

ARTHUR

Gomment !

LIONEL

Oui. . . oui.

ZAMBARO , à part.

Ah , mon Dieu ! . . . mauvaise rencontre !

BATHILDE

Je ne le pense pas, monsieur ; du moins j'ignore en quelle occasion.

LIONEL

Une occasion fort indifférente pour vous... Je marchais, il y a quelques jours , dans une rue de Boston ... et, fort préoccupé, je n'apercevais pas un char rapide qui s'avançait vers moi . . . lorsqu'un cri de femme m'avertit du danger qui me menaçait... Je levai les yeux, pour remercier cette voix protectrice . . .

ARTHUR

Quoi ! c'était cette belle inconnue , dont vous nous avez parlé toute une soirée ! Moi , qui me croyais le premier en date. . . moi, qui avais déjà des idées. . . sérieuses.

BATHILDE, souriant.

Vous êtes bien bon.

LIONEL

Quelle folie. . . y pensez-vous?

ARTHUR

Ah ! mon ami, c'est bien différent. . . c'est un^Françaisc; et, dans ce moment, nous avons des raisons pour aimer tout ce qui vient de la France.

* Zamharo , ]iathiidc, Lionel , Arthur.

DRAME HISTORIQUE. 33 LIONEL, bas.

Imprudent ! . . .

ARTHUR , de même.

Eh .'mais, sans doute... nos modes, nos parures... tout ce qui est bien nous vient de Paris. . . On nous croit colonie anglaise. . . erreur ! . • . colonie parisienne , et pas autre chose ... du moins s'il ne tenait qu'à nous.

LIONEL

Encore . . . morbleu !

ARTHUR, à voix basse.

C'est vrai. . . c'est plus difficile que je ne croyais

Pardon, mon colonel je pars; vous serez content de

moi. ( ^ ^û(77^<^«ro. ) Je m'absente pour quelques heures, monsieur; et je vais vous faire remettre les clefs de cet appartement qui maintenant est à vous.

ZAMBARO.

Volontiers. . . je vais tout disposer. . . (^Bas àBathîîde.) ïu sais ce que je t'ai dit?. . ..

BATHILDE

Comptez sur moi.

ZAMBARO , se tournant vers Arthur.

Allons , mon officier.

Allons , mon capitaine. . . à la grâce de Dieu ... et sous votre conduite. {^Arthur fi Zamharo sortent par le fond, Lionel les suit quelque tems des yeux aoec inquiétude, ) BATHILDE , à part.

Nous aurons de la peine . . . n'importe ; essayons

{l^lle prend une chaise et s'assied.)

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