‹ Le vieux mari; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 315 sur 367 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

(il est nuit.)

BATHILDE, seule, entrant par la droite. Elle tient un flambeau qu'elle pose sur la table.

Il n'est pas rentré. . . je l'attendrai. . . {At^ec agitation.) Oui, Il saura tout. . . {S'arrétant.) Mais comment lui apprendre, sans exposer mon dncle à leur ressentiment?...

je m'accuserai plutôt moi-même je dirai je n'en

sais rien encore N'importe qu'il pense ce qu'il

voudra. . . qu'il me méprise, qu'il me déteste ! mais qu'il soit sauvé. . . {Ai^ec crainte.) On vient. . . Non. . . personne !. . . Seule. . . dans sa chambre. . . au milieu de la nuit... je tremble au moindre bruit .. . {Amèrement.) C'est la première bonne action que je fais. . . et je tremble ! . . . {Elle s'approche de la table.) Une lettre commencée. .. {^Elle

y jette les yeux.) A sa mère ! Peut-être, aussi , a-t-il

répondu à cette jeune et jolie miss , avec qui il a été élevé Elle est bien heureuse de l'aimer depuis si

long-tems J'ai interrogé en tremblant. . . c'est miss

Henriette, la fille du gouverneur. . . elle a de l'or, de la naissance, des vertus. . . que n'en ai-je aussi pour les lui offrir?. . . Mais elle venait ici pour sauver ses jours. . . et moi pour les livrer. . . Ah ! quand il me connaîtra , quel sentiment lui inspirerai-je ? {Açec effroi.) Je n'y veux pas penser, je me repentirais peut-être. . . (^Ecoutant.) Cette fois, je ne me trompe pas . . j'entends marcher. . . ( Elle

va auprès de la porte.) C'est Arthur et mon oncle En

effet... ils devaient venir... j'oublie tout... Comment justifier ma présence. . . Ah ! . . . ce cabinet. . . attendons qu'ils soient partis. ( Elle se cache dans le cabinet à gauche.)

La Bohémienne.

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